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On s’est moqué de vous.
On vous a dit que vous ne réussiriez pas.

Mais vous avez des rêves. Des envies. Vous avez un objectif, et vous avez bien l’intention de donner le meilleur de vous même pour l’atteindre. Et vous allez leur montrer ! Vous allez enfin prendre votre revanche.

Ça vous rappelle quelque chose ? À moi, oui !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que s’entendre prédire nos échecs fait mal. Et parfois, ces prédictions nous empêchent d’avancer. Non pas parce qu’elles sont vraies, mais parce que nous accordons bien trop d’importance à l’opinion des autres. Alors nous perdons confiance en nous, et nous « échouons ».

À d’autres moments, nous arrivons à dépasser ces paroles blessantes. Nous nous taisons le temps d’encaisser, puis nous archivons ça très rapidement dans un coin de notre mémoire, avant de reprendre le cours de notre vie et de réussir, tranquillement, ce que nous voulions réussir.

Et puis il y a cet autre cas de figure, à double tranchant : le désir de revanche.

Le désir de revanche est naturel. Lorsque nous estimons qu’un tort nous a été causé, nous voulons qu’il soit réparé. Et prendre ses responsabilités en décidant de faire ce qu’il faut pour cela, c’est probablement la meilleure chose à faire.

Mais ce désir de revanche nait d’une certaine colère… et il est bon, à un certain point, de la dépasser.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : je me mets en colère, moi aussi. J’ai des envies de revanche parfois. Mais je sais que ce ne sont pas cette colère et cette revanche qui vont me permettre de construire durablement.

Rester dans l’énergie de cette colère, c’est rester bloquée sur les émotions négatives associées à ces prédictions d’échec (tristesse, déception, sentiment d’injustice…). Or, que se passe-t-il lorsque l’on reste accrochée à quelque chose tout en essayant d’avancer ? Un jour, on ne peut tout simplement pas aller plus loin : le fil émotionnel est tendu au maximum, et nous retient.

Le seul moyen d’avancer, c’est de couper les liens avec les émotions négatives attachées au passé, ou au minimum, d’être plus attachée encore aux émotions positives liées à notre réussite à venir.

Je ne nie en aucun cas l’utilité de la colère : très souvent, elle nous permet de surmonter la douleur. Elle nous permet même de trouver l’énergie de remonter la pente. Mais elle est rarement constructive à long terme.

Si vous vous penchez sur toutes les choses que vous avez réussies, est-ce que la revanche était votre unique motivation ? Est-ce que la colère était votre moteur principal ?  Probablement pas : vous aviez un autre objectif en tête, caché derrière l’objectif initial, et ce, même si vous ne l’aviez pas formulé.

Lorsque nous voulons construire quelque chose donc, et même lorsque la colère nous donne la première impulsion, nous transformons et déplaçons notre énergie en et vers quelque chose de plus positif, inspirant, porteur d’espoir : notre réel objectif, et ce que l’atteindre va nous permettre d’être, de faire, et de vivre.

Si vous peinez à prendre la revanche que vous désirez prendre… dépassez ce désir et focalisez votre énergie sur ce que vous offrira votre réussite.

Je l’ai fait plus d’une fois, et vous pouvez le faire aussi !

Votre mission, si vous l’acceptez

Observez ce que vous êtes en train de construire, ce que vous travaillez à accomplir : êtes-vous guidé-e par la revanche, ou par autre chose ?

Si vous êtes guidé-e par la revanche, demandez-vous si c’est bien uniquement cela que vous désirez. N’y a-t-il pas autre chose ?

Si vous avez du mal à voir autre chose, demandez-vous vers quoi vous pourriez déplacer votre énergie pour poursuivre ce travail de construction ?

Il suffit parfois d’un simple changement de regard !

Photo : Joanne Tatham (instagram)