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Un peu plus d’une semaine après avoir annoncé publiquement ma décision de ne plus rien vendre activement cette année, que s’est-il passé ?

Je ne sais plus si je l’ai mentionné, mais j’ai été très réticente à faire cette annonce. Après avoir envoyé la newsletter, pour être tout à fait honnête, je suis passée par une phase de flip total.

Et si mon expérience ne marche pas ? Si toutes mes théories tombent à l’eau ? Si rien ne se passe comme je l’espère ?

J’ai presque regretté d’avoir envoyé cet email.
Presque, parce que très rapidement, il s’est produit plusieurs choses très intéressantes :

Tout d’abord, j’ai reçu de nombreux messages encourageants.
Je reçois souvent des réponses à mes newsletters, mais ça faisait longtemps que je n’en avais pas reçu autant et c’était très agréable !

Ensuite, j’ai été immédiatement très inspirée.
Plusieurs idées d’articles me sont pour ainsi dire tombées dessus, je me suis sentie rapidement plus libre créativement, j’étais enthousiaste à l’idée de bloguer de nouveau comme au bon vieux temps, en documentant tout simplement ce que je vis… c’est par là que j’ai commencé il y a environ 18 ans après tout !

Enfin, je me suis sentie libérée.
Plus d’obligation en perspective ! Alors que mes semaines étaient « bien remplies » jusque là (j’entends, mes 4 heures maximum de travail 5 jours par semaine me semblaient bien remplies… tout le monde ne serait pas du même avis, soyons claires là dessus !), alors que j’avais le sentiment d’avoir « toujours quelque chose à faire » dans un certain délai (et pas seulement ce que j’aime le plus faire)… j’ai tout à coup réalisé que je venais de m’offrir énormément d’espace-temps. Et Dieu sait que ça m’est précieux ! (Team Profil Ermite en Design Humain)

Puisque je n’ai pas de deadline, de lancement en cours ou à venir, je peux prendre le temps que je désire pour faire ce que je souhaite faire… et assurer le « minimum syndical » par ailleurs, à savoir m’occuper de mes clientes.

Clairement, j’ai l’impression d’avoir étiré le temps. Celles qui sont entrepreneures depuis un moment le savent bien : avoir un business consiste à travailler sur celui-ci et pas seulement dedans – je passe donc plus de temps à communiquer qu’à accompagner mes clientes.
Ce n’est pas un problème pour moi, puisque j’adore ça et que c’est ce que j’ai toujours été finalement, une femme qui communique sur internet, quel que soit le sujet, et que ce soit ou non dans le cadre de mon business…. mais il y a une sorte de pression qui s’instaure forcément lorsque l’on sait que l’on doit communiquer avec un objectif précis, à savoir : attirer de nouvelles clientes.

Une fois cette contrainte de la performance levée, je suis de nouveau libre.
Et honnêtement, je n’avais pas conscience de cette forme d’enfermement jusqu’ici.

Je crois qu’en toute chose il peut y avoir des concessions à faire, des contraintes à honorer, et que le business ne fait pas exception même lorsque c’est un business de coeur. On doit bien gérer la compta, ou encore payer impôts et autres cotisations, par exemple ! Mais je crois aussi fermement que l’on peut s’imposer des contraintes qui n’ont pas forcément lieu d’être.

Oui : travailler, se fixer des objectifs, et vendre sont des aspects importants du business – mais cela n’est pas sensé ressembler à la même chose pour tout le monde, et c’est ce que j’entends prouver au fil de l’année.

Je n’ai pas créé ce business pour y être enchaînée. Et si je n’ai jamais aspiré à être « Digital Nomad », mon temps n’a pas de prix, et en aura encore moins à la naissance de ma fille. Je dirais donc que cette expérience commence bien !

Concrètement, étirer le temps va impliquer un espacement de la publication de mes vidéos. Après la naissance de ma fille, le tournage et le montage de vidéos sera sans doute la partie la plus complexe à maintenir de tout le volet « communication » de mon activité. Alors pourquoi me mettre la pression à en publier chaque semaine lorsque je peux alterner ces contenus avec des articles ?

Par la même occasion, je vais donc renouer avec l’écriture. Parfait pour documenter cette expérimentation ! Et ça tombe bien : l’écrit est en réalité mon mode de communication préféré, parce qu’il me laisse du temps (on y revient !), et me permet d’être plus précise.

Intérieurement, je sens que j’ai encore besoin de me réajuster, me réhabituer à ÊTRE, simplement. Sans penser business, sans penser lancement. Et mine de rien, ce n’est pas facile quand on a pris le pli !

Je suis loin d’être parmi les entrepreneures les plus stratégiques (ayant toujours privilégié l’intuition et l’alignement avant toute chose), mais clairement, j’ai pris certaines habitudes ces 8 dernières années. Et je suis très excitée à l’idée de les dégommer une à une pour me déconditionner pour de bon (même si je ne m’attends pas à ce que ce cheminement prenne fin cette année) !

Je sais qu’au fur et à mesure, mes partages concernant cette expérience seront de plus en plus fluides, et que je parviendrai à aller un peu plus en profondeur. Je ne sens pas encore cette facilité pour l’instant – à force de recevoir des conseils non sollicitées et autres opinions faussement bienveillantes au fil de mes 18 ans de présence active sur le web, j’ai appris à me protéger et à ne plus être aussi transparente que j’ai pu l’être par le passé. L’ajustement se fera lorsqu’il devra se faire !