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Chaque semaine, je parle au moins avec une amie-consoeur.

On parle de nos activités respectives, de ce sur quoi on travaille.
On partage nos difficultés.
On célèbre nos joies.

Ces dernières semaines, mon énergie était différente.
J’avais le sentiment d’avoir plus de mal à partager.

C’est normal. Quelque chose est en train de changer.
Encore.

C’est profond.
Beaucoup plus profond que d’habitude.
Et pour l’instant, c’est difficile d’en parler. De mettre des mots sur ce que je vis.
Pour l’instant, ça ne se manifeste pas dans le monde physique.
Pour l’instant, c’est juste en moi, à l’état brut.

C’est le désir de quitter une façon de voir et faire les choses pour en adopter une autre.
C’est le désir de clôturer un chapitre moyennement plaisant pour plonger dans un nouveau. Un nouveau tome, même ! Beaucoup plus excitant, beaucoup plus aligné.

Et au fil de ce processus, ça m’a frappé :
« Être pleinement soi-même », je pensais en avoir fait le tour, je pensais bien maitriser le sujet (après tout, j’ai créé un ebook d’auto coaching sur la question !), et en fait… non, le boulot n’est pas terminé.

En réalité, le boulot n’est jamais terminé.

Même lorsqu’on pense être suffisamment honnête avec soi-même pour savoir ce que l’on veut vraiment, qui l’on est vraiment, pourquoi on fait ce que l’on fait, on n’a jamais terminé.

C’est un cheminement infini.

Parce qu’il y a tellement de couches de conditionnements, d’influences et de croyances, qu’il faut vraiment du temps pour y venir à bout.
Parce qu’il y a tellement de mouvements dans une vie que rien ne peut jamais être gravé dans le marbre.

Être pleinement, à 100% soi-même, en réalité, ça n’existe probablement pas.

Entamer un cheminement pour être pleinement soi-même nécessite donc sans doute d’avoir l’humilité d’accepter qu’on n’y parviendra peut-être jamais vraiment… et que ce n’est pas si grave.

D’ailleurs, c’est l’attitude que nécessite n’importe quelle démarche de développement personnel.

Savoir qu’il n’y a ni fin, ni perfection.

J’ai fait le deuil de tout ça.

Je n’ai pas peur de dire que je n’ai pas fini de travailler sur moi, que parfois c’est bordélique, et/ou douloureux, et/ou que je me perds parfois sur le chemin, et/ou que tout ce que je peux savoir avec certitude, c’est qu’il y a encore plein de choses que je ne sais pas avec certitude.

Je préfère être vraie, avec tout ce que ça implique d’imparfait, plutôt que de tout faire pour imposer un statut d’experte quitte à enfumer tout le monde au passage. Même si ça m’a valu d’être déconsidérée par quelques personnes sur le chemin.

Je ne suis pas finie et je ne suis pas parfaite.
Et je suis prête à travailler sur moi à l’infini.
À être moi à l’infini.