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Je pleure pour un rien. Quand je suis triste, évidemment. Mais aussi quand je suis SUPER heureuse.

On peut me mettre dans la case des émotives, des sensibles. Des très-émotives-très-sensibles, même.

Et j’ai longtemps détesté ce trait de ma personnalité. Vraiment. Profondément. J’avais envie de le taper, même, ce trait de personnalité. Sérieusement ! Si j’avais pu, je l’aurais fait !

Pourquoi ? Parce qu’être sensible à ce point ça peut vouloir dire…

– Ne pas contrôler ses émotions. Quand elle est là, bonne ou mauvaise, elle est vraiment là. Elle n’est même plus en nous, on est dedans (l’émotion).

– Pleurer à tous les mariages, y compris quand on connait à peine les mariés.

– Se sentir ridicule plusieurs fois par an, à pleurer de joie pour des choses dont la plupart des gens se moquent.

– Absorber toutes les émotions des autres comme une éponge. Et non, il n’y a pas que les émotions négatives qui sont problématiques : les émotions positives des autres peuvent aussi être épuisantes.

Donc pendant des années, j’ai détesté cette partie de moi. Mais c’était surtout parce qu’elle prenait trop place et me possédait totalement.

Et puis un jour, j’ai regardé les choses sous un autre angle (c’est ma spécialité, ça, regarder les choses sous un autre angle ; je vous le recommande, ça change vraiment la vie !). Et j’ai découvert que…

Parce que je suis sensible à ce point :

– Je peux à peu près ressentir ce que les autres ressentent, et donc, mieux les comprendre. (vous noterez le “A peu près” :  je ne suis pas non plus dans le coeur des gens)

– Je suis tellement, sincèrement, profondément pleine de gratitude pour les bonnes choses qui m’arrivent. (Si c’est pas la clé du bonheur, ça, je connais rien à rien !)

– Vous pouvez avoir la certitude que je suis vraiment là, vraiment présente lorsque vous partagez avec moi vos émotions.

Évidemment, apprécier les côtés positifs de ce que j’ai longtemps considéré comme un défaut, ça ne s’est pas fait en un jour. J’ai dû apprendre à réagir quand les émotions devenaient trop polluantes pour moi, mais aussi à me protéger des énergies envahissantes des autres.

J’ai dû dompter ce trait de ma personnalité avec le fouet invisible de ma détermination.

Mais une fois que je l’ai fait, j’ai réalisé que cela participait à faire de moi une bonne amie, et une bonne coach. Parce que je peux donner des coups de pieds au derrière, sans malmener les émotions des autres. Et ça, franchement, c’est plutôt génial.

Et vous savez quoi ? Je suis sûre que vous aussi, vous avez un défaut, qui n’en est pas un en réalité. Et que vous aussi, vous pouvez le dompter. Et en faire un atout en béton armé. Ça vous dit d’essayer ?

Votre mission, si vous l’acceptez

Examinez ce que vous considérez comme des défauts chez vous, ou plus largement les traits de caractères que vous n’appréciez pas en vous.

Regardez les choses sous un autre angle :

Quel(s) aspect(s) positifs ces traits de caractères pourraient-ils avoir ?
Ne vous servent-ils pas à quelque chose ? A moins que cela ne soit utile aux autres ?
N’avez-vous pas dû développer des capacités particulières grâce ou à cause de ce(s) trait(s) ?