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Je n’aime pas le dimanche. C’est un truc entre lui et moi, et ça dure depuis… wow ! des années. De très longues années. A tel point que je serais incapable de vous dire si j’ai déjà aimé ce jour de la semaine. Mais attention, hein. Je ne parle pas du blues du dimanche soir, quand il faut retourner au boulot le lendemain matin. Ça, c’est encore autre chose, et il n’en est pas question ici.

D’ailleurs en fait, ce n’est pas vraiment que je n’aime pas le dimanche. Je n’aime pas faire des choses le dimanche. Je sais, dans une société où l’on nous parle constamment d’efficacité et de productivité, ça fait un peu tache.

Dimanche pourri vs Dimanche parfait

Traditionnellement, le dimanche a été, tout au long de mon enfance et de mon adolescence LE JOUR des obligations. Et je ne parle même pas d’obligations familiales, puisque 99.9% de ma famille vit à l’autre bout de la France. Non, c’était juste le jour où j’étais obligée de sortir contre mon gré. Et “malheureusement”, j’ai horreur des activités forcées.

En vérité, pour moi, un dimanche idéal se passe à la maison, bien au chaud quand il fait froid dehors (quoi que lorsque l’on vit sous les toits, je vous garantis que quand il faut chaud dehors, il fait encore plus chaud dedans). J’ajouterais même : en pyjama. Et qui dit pyjama, dit cheveux en mousse (j’aurais bien dit “en bataille”, mais la vérité c’est que cette description ne s’applique pas à mes cheveux frisés : au réveil, on dirait des cheveux en mousse), pas de maquillage, et sourcils plus très bien épilés. Et je m’en fiche ! Ça me donne juste une raison de plus de ne pas mettre le nez dehors.

Les concessions

Oh bien sûr, il m’arrive de sortir le dimanche… mais généralement, ce n’est pas quelque chose de prévu à l’avance. La plupart du temps, c’est pour répondre à un besoin, et c’est assez bref. L’exemple par excellence, c’est la nécessité de faire quelques achats au marché. Il suffit de sortir de l’immeuble pour y être, alors autant dire que je n’ai pas tant d’efforts à fournir. Et puis, c’est un passage furtif que j’y fais, pour mieux rentrer chez moi ensuite.

J’ai bien entendu, après l’adolescence, déjà mis un pied (voire les deux, c’est plus pratique) hors de chez moi ce fameux jour, par obligation. Je considérais que je n’avais pas le choix, alors je le faisais. Mais je peux vous assurer que cela a toujours été sans plaisir (mes grognements et ma tête de six pieds de long l’attestent), et avec une seule hâte : rentrer chez moi.

Et puis il y a eu toutes les fois où j’ai annulé à la dernière minute ou presque. Je n’aime vraiment pas faire ça. Ça me donne un peu l’impression d’être limite une moins que rien sur laquelle on ne peut pas compter.

Le pire, c’est que le dimanche n’est pas le seul jour concerné. On peut y ajouter tous les jours fériés. Ils ressemblent un peu trop au dimanche.

Marre des contraintes !

Alors il y a quelques semaines, j’ai pris une décision : je ne prendrai plus jamais aucun engagement le dimanche ou les jours fériés.

Oui, j’ai décidé de m’écouter. Parce que la vie implique déjà suffisamment de contraintes et d’obligations. Parce qu’il y a assez de choses que l’on doit faire à contre coeur parce que l’on n’a pas trop le choix. Parce qu’il y a plein d’autres jours dans la semaine pour faire “des trucs”. Parce qu’il n’est pas question que je m’inflige quelque chose qui m’ennuie au plus haut point, surtout si c’est pour grogner ou faire la gueule.

Et après tout, ma priorité c’est tout de même de me faire plaisir. Et tant que cela ne fait de mal à personne, je n’ai aucune raison de m’en priver…

Ecoutez-vous votre voix intérieure ?

Assez parlé de moi. “Parlez-moi de vous, plutôt”… Vous forcez-vous à faire des choses alors que toute votre âme vous crie de faire l’inverse ? Avez-vous décidé de ralentir un peu, de mettre un terme à certaines contraintes ?

Partagez votre expérience dans les commentaires !

Photo : Adam Freeman