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Le matin de mes 36 ans, je me suis réveillée déprimée. Vraiment déprimée.

36 ans.
Et pas d’enfant.

36 ans.
Et d’autres priorités.

36 ans.
Et l’horloge biologique qui tourne (il parait).

Ce matin là, je me suis demandé si j’avais vraiment envie d’avoir un enfant, ou si ce n’était pas juste un effet secondaire de pressions extérieures.

36 ans, pas d’enfant, encore plein de choses à faire, vivre et être avant d’en avoir un…

Et BAM !
Sans prévenir, le doute et la peur ont pointé le bout de leur nez.

“Et si c’était bientôt trop tard ?”
“Et si je me réveillais après la date de péremption ?”

Pendant quelques minutes, j’ai regretté…
…de me sentir investie d’une mission,
…d’avoir envie de changer le monde,
…mes prises de risque,
…mon incapacité à être clouée à un CDI,
…mon besoin de liberté,
…mon désir de passion…

Non pas parce que ces choses sont forcément incompatibles avec la maternité, mais parce que du coup, mes priorités sont ailleurs pour l’instant.
Je créé mon chemin pas à pas, sans savoir avec certitude où il me mènera, en me focalisant sur le plaisir que je prends en contribuant au monde.

Ce matin là, je me suis dit que tout aurait été tellement plus simple si je n’avais pas commencé à remettre en question, à imaginer, à oser un autre chemin 
Clairement, je ne serais pas là à me poser des questions, à douter, à avoir peur aussi un peu.

Et puis j’ai reçu un message privé d’anniversaire sur Facebook. Le plus beau cadeau qu’on pouvait me faire à ce moment là.

“Tes choix de vie sont tellement motivants vus d’ici. Bravo à toi.”

Ça m’a émue aux larmes. Et ça m’a (r)ouvert les yeux.

Quelques échanges plus tard, je ne comprenais même plus comment j’avais pu me laisser embarquer dans les doutes & la peur, comment j’avais pu regretter d’avoir suivi mes passions.

C’est vrai quoi, comment j’avais pu en arriver là alors que d’autres envient ces mêmes choix ? Alors que je vis la vie que j’ai choisie, et non une vie qu’on m’impose ?!

Évidemment, ce n’était pas la première fois que je doutais, que je regrettais vaguement, que j’avais peur. 

Ça m’arrive de temps à autres. Comme à tout le monde finalement ! C’était juste un peu plus prononcé au matin de mes 36 ans.

Mais ma force, c’est que je ne me laisse pas guider par la peur. Plus maintenant.

J’ai donné, hein. Je l’ai fait ! Ou plutôt, je n’ai rien fait, justement, à cause des doutes et de la peur. Et ça m’a menée nulle part.

Par contre, sortir de ma zone de confort, oser faire des choses différentes, choisir un autre chemin, non pas parce que je n’ai pas peur, mais malgré la peur, ça m’a permis d’avancer. Encore. Et encore.

Oui, c’est confortable d’avoir un chemin tout tracé, de savoir exactement où on va et ce qui va se passer sur le chemin.
Oui, c’est confortable d’éviter les surprises et d’avancer lentement mais sûrement en suivant une ligne à peu près droite.

Mais qu’est-ce qu’on accomplit quand on décide de suivre un autre chemin !
Qu’est-ce qu’on apprend sur le monde et sur soi-même !
Qu’est-ce qu’on est libre !

Malgré la peur. Malgré les doutes. (double raison d’être fière de soi !)

La peur et le doute feront toujours partie de l’équation.
La peur et le doute ne sont des obstacles que si tu le décides.

Oui, en réalité, ton seul véritable obstacle, c’est toi-même !

Ancre bien ça dans ton esprit : si tu laisses le doute et la peur t’empêcher d’agir, TU es l’obstacle.

Et tu sais quoi ? C’est une bonne nouvelle : parce qu’il te suffit de faire un petit pas pour te dépasser !
Et un petit pas + un petit pas + un petit pas = un long chemin parcouru ! 😉

Ta mission, si tu l’acceptes

Qu’est-ce qui te fait douter en ce moment ? De quoi as-tu peur ? Partage dans les commentaires le premier petit pas possible pour te mettre en mouvement !
Et si tu dépasses tes peurs régulièrement, dis-moi quels petits pas t’ont aidée à avancer malgré tout !