Blog

La vérité sur mon burn-out

La vérité sur mon burn-out

Alors que je parle particulièrement de l’équilibre vie pro/vie perso en ce moment, je ne peux pas ne pas évoquer mon burn-out.
Je l’ai déjà fait par le passé, mais après ma méditation matinale, j’ai été inspirée à entrer un peu plus dans les détails.

Juste un peu, pour ne pas t’inonder d’informations dont tu n’as pas besoin.
Mais suffisamment, pour t’expliquer la complexité de l’équilibre pro/perso…
Et aussi parce que mon coeur et mon âme sont prêts aujourd’hui à en parler publiquement. (j’essaie toujours de les écouter, ils sont mes meilleurs guides ! ;))

Avant tout, j’ai besoin de préciser quelque chose d’important :

Equilibrer le pro et le perso, ce n’est pas juste être capable de prendre des vacances, de voir ses amis, ou encore de ne pas travailler le week-end sans culpabiliser.

C’est aussi parvenir à investir sa vie personnelle, avoir des projets (pas uniquement un déménagement ou la conception d’un enfant – même si c’est aussi très bien !)… et bien entendu, les mener à bien.

C’est ne pas tout miser sur le pro comme si ça allait résoudre tous nos problèmes.

C’est renforcer les différents piliers de sa vie de façon à ce que si quelque chose se passe mal côté pro, on ne se retrouve pas « sans rien », complètement isolée, perdue, vide… mais au contraire parfaitement solide, prête à rebondir avec confiance.

Et non, l’équilibre n’est pas Universel… Il y a autant d’équilibres possibles que d’habitants sur cette planète.
Et non, l’équilibre parfait n’existe pas vraiment, on est bien d’accord. Mais on peut avoir un sentiment d’équilibre et d’harmonie. C’est là dessus que je me concentre.

Malheureusement, on ne se penche généralement sur cette question que lorsque c’est trop tard.

Le jour où j’ai réalisé que ma vie était déséquilibrée, c’était déjà trop tard.
J’étais en bout de course.
J’étais à bout de souffle.
Je n’en pouvais plus.

J’étais en burn-out total.

Travailler n’était plus possible.
Une bonne nuit de sommeil relevait du fantasme.
J’étais essoufflée.
Je n’en pouvais plus.

Et j’ai pété un plomb.

J’ai tout plaqué… Y compris mon mari.

C’est la première fois que je le “dis” aussi publiquement – je crois que j’ai nourri inconsciemment une forme de honte : quand j’ai fait mon burn-out, le monde s’est écroulé, j’ai pété les plombs, et j’ai quitté mon mari.

Pourtant, je vivais dans un pays, dans une ville, où je ne connaissais pratiquement personne (et le peu que je connaissais, je les connaissais depuis moins de 6 mois).
Pourtant, je n’avais plus aucune ressource financière à ce stade.
Mais j’ai pété un plomb.

Si seulement mes amies avaient pu voir venir le coup ! Mais même pas : à force de tout miser sur le boulot, je n’avais pas entretenu mes relations les plus importantes. Petit à petit, je nous ai laissé nous éloigner.
Un jour, entre deux crises de larmes, je leur ai simplement annoncé par email la séparation. (et oui, elles ont été là pour moi, bienveillantes, même si je les maintenais à distance).

Il a fallu que je me retourne très vite, ce que j’ai fait : le temps partiel à trouver vite, le petit studio, les réveils & endormissements dans les larmes, faire au mieux pour garder la tête hors de l’eau, et très, très, progressivement, reprendre son souffle.

Tu devines la suite, surtout si tu me suis depuis un moment : oui, je me suis relevée. Mon mari et moi nous sommes retrouvés. Mais surtout, j’ai compris et appris énormément de choses – et c’est pour ça que je travaille notamment sur l’équilibre de vie avec mes clientes.

Mais ce n’est pas pour ça que j’écris cet article. C’est pour te dire la vérité sur mon burn-out :

La vérité sur mon burn-out, c’est que je ne l’ai pas vu venir.
La vérité sur mon burn-out, c’est que mon plus gros problème n’était pas d’avoir trop travaillé, mais d’avoir mis tous mes oeufs dans le même panier (en l’occurrence, mon activité).

Et c’est quand le panier s’est percé que j’ai réalisé que je n’avais rien.

La clé de ton équilibre, ce n’est pas d’avoir un équilibre parfait, en tous temps.

C’est avoir ce qu’il faut pour ne pas t’effondrer pour un rien.
C’est avoir d’autres réserves lorsque ce qui te nourrissait jusque là ne fonctionne plus pour toi.

Et tout ça, parce que ce n’est pas naturel (sinon, ce serait trop simple…), ça fonctionne beaucoup mieux quand on a un plan.
Un plan pour construire ses réserves, pour développer des projets, pour équilibrer les différents domaines de sa vie, durablement.

Aujourd’hui, j’ai mis en place ce qui fallait pour avoir l’équilibre dont j’ai besoin.
Non pas que ma vie soit parfaitement équilibrée (souviens-toi, ça n’existe pas !), mais je sais exactement quoi faire lorsque je quitte les rails.

Une vie déséquilibrée ne mène pas forcément directement au burn-out.
Mais tu mérites bien mieux qu’une vie déséquilibrée.
Tu mérites bien mieux qu’une vie qui repose sur des fondations bancales.
Tu mérites une vie qui te comble à 100%, une vie qui te permet de vivre tes rêves, une vie qui te donne la banane même si elle n’est pas parfaite.