fbpx

Quelques mois après avoir été libérée de tout engagement avec mon employeur, je fais le point sur mon expérience…. Première partie disponible ici.

Deuxième partie : le chômage, concrètement ?

La Libération

Lorsque j’ai appris que ma demande avait été entendue et que j’avais enfin obtenu ce pour quoi je m’étais préparée à me battre aussi longtemps qu’il l’aurait fallu, j’ai presque eu du mal à le croire. Je m’attendais à un piège. Pourtant, la signature des papiers s’est faite sans encombre, et j’étais libre… immédiatement !

En quittant la tour dans laquelle j’avais travaillé ces huits dernières années, je ne réalisais toujours pas. Les jours suivants non plus d’ailleurs. En même temps, je revenais d’arrêt maladie, donc mes journées de femme libre n’étaient pas bien différentes.

Pourtant, quelque chose a changé en moi, de façon assez profonde. Un jour, j’ai réalisé que j’avais oublié de prendre mon anti histaminique (après avoir tenté les anxiolytiques et somnifères sans trop de succès, il m’avait été prescrit pour m’aider à dormir). Et je me suis interrogée : depuis quand ne l’avais-je pas pris au juste ? Là, mon visage s’est illuminé : je n’avais rien pris pour dormir depuis quelque jours, et pourtant, je dormais, et ce sans avoir à tourner dans mon lit pendant deux heures !

S’il m’avait fallu une preuve supplémentaire de la nécessité de quitter mon emploi, elle était juste là.

L’épineuse question financière

Je m’étais préparée psychologiquement à ne plus avoir la même rentrée d’argent chaque mois, et mon bien-être personnel était bien plus important à mon sens que l’argent lui-même.

Une fois ma rupture conventionnelle accordée, il m’a fallu commencer à réajuster un certain nombre de choses, en trouvant le juste équilibre me permettant de ne pas me sentir frustrée.

J’ai calculé le montant de mes assedics, et fait le point sur mes dépenses fixes. Là, laissez-moi vous dire que ça a été la soupe à la grimace ! Il fallait impérativement réduire mes dépenses fixes, et vite !

J’ai commencé par m’attaquer aux dépenses récurrentes, en réduisant mon forfait téléphonique mobile et en me désabonnant de ce qui ne m’était pas nécessaire (magazines, carte intégrale…). Déjà, c’était un peu mieux. “Bien… mais pas top”, soyons honnête. Sans les impôts, ça aurait été beaucoup mieux, mais il faut bien les payer… ce qui me laissait peu de marge.

Le système D

Pas question de me laisser abattre pour autant. Il faut poser des actes. Après discussion avec mon mari, nous avons trouvé un terrain d’entente : je mettrai un peu moins sur le compte joint (prévu pour la nourriture, EDF, internet, et bien sûr le loyer), et lui un peu plus.

Certains d’entre vous sont peut-être en train de se dire : “C’est facile pour elle, elle est mariée après tout !”. Je vous arrête tout de suite : mon mari ne m’entretient pas le moins du monde : je gère mon argent comme une grande et j’assume les conséquences de mes actes.

Si j’avais été seule, j’aurais pu tout de même trouver des solutions alternatives, comme faire de mon appartement (à supposer que ce soit un deux pièces) une colocation, ou m’installer dans une colocation. Ou encore, ne pas rester à Paris même et aller en banlieue où les loyers sont un peu moins élevés. Je ne dis pas que ces solutions sont faciles ou agréables, mais ça donne toujours un coup de pouce.

Le syndrome de la boniche

Lorsque j’ai retrouvé ma liberté, il y a une chose que j’ai apprécié tout particulièrement : la possibilité de faire les courses en pleine journée, pendant que les gens travaillent. Fini les rayons surpeuplés, fini les files d’attente interminables aux caisses ! A moi le bonheur et la liberté !

De même, le week end pouvait être utilisé uniquement pour passer du temps avec les amis ou la famille au lieu de gérer les tâches ménagères. Le pied, je vous dis !

Le problème, c’est que très rapidement, j’ai commencé à glisser dangereusement vers le fameux rôle de la boniche ! Non pas que je l’ai voulu, mais par la force des choses… Eh oui, quitte à passer beaucoup de temps chez soi, autant que cela soit agréable à vivre. Du coup, je me suis vite retrouvée à accomplir chaque jour des tâches ménagères. En même temps, je passais plus de temps à la maison que mon mari, et je savais bien qu’en rentrant du boulot on n’a surtout pas envie de s’occuper de ce genre de choses ! Heureusement, je me suis vite reprise.

Si j’avais un conseil à vous donner, c’est donc celui-ci : il est hors de question que la personne avec laquelle vous vivez n’en profite un peu trop. Fixez-vous des règles. Ce n’est pas parce que vous passez plus de temps à la maison que vous devez tout faire. La répartition des taches est toujours d’actualité, et vous devez le faire savoir à votre “moitié”, pour votre bien à tous les deux !

A suivre : Prendre du recul

A vous les studios !

Mon récit n’est pas terminé, et vous aurez droit à la suite très bientôt. Mais si cet article vous inspire déjà quelques réflexions, s’il vous rappelle des souvenirs, si vous avez des anecdotes, je serais ravie de les lire !

Laissez donc un commentaire !

Photo : zigazou76