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Avez-vous le sentiment que vous n’avez pas particulièrement poussé à la réflexion durant votre enfance, votre adolescence ou encore votre vie de jeune adulte ?

Non pas que vous n’ayez pas été encouragés à utiliser votre cerveau, loin de là ! Mais peut-être aviez-vous un chemin plus ou moins bien tracé devant vous ? Peut-être avez-vous grandi avec certaines idées (de ce qu’est la norme, de ce qu’il convient de faire ou de souhaiter pour l’avenir… ) qui n’étaient pas les vôtres, mais celles de vos parents, de vos instituteurs… ou de façon plus large, celles de votre communauté ?


Personnellement, j’ai ce sentiment. Et je pense que certains d’entre vous (pour ne pas dire beaucoup !) se reconnaissent aussi. J’avais un chemin plus ou moins bien tracé devant moi, une idée globale, dirons-nous. J’avais été bien “dressée” (oui, le terme est un peu fort, je sais ;)) pour ne pas sortir des clous, j’avais ma petite case à moi de laquelle il valait mieux éviter de sortir (du moins, c’est ce que je pensais). Ça vous rappelle quelque chose ?

Je ne blâme personne, bien entendu ! J’ai aujourd’hui une vision globale de ma vie passée et de mon évolution qui me permet de penser et de dire que tout de même, j’ai eu un parcours de vie plutôt sympa. Non, tout ne m’est pas tombé dans les mains comme par enchantement, mais j’ai su faire avec les cartes qu’on m’avait données, et j’ai fait de mon mieux pour en tirer le meilleur parti possible.

Car finalement c’est l’un de nos plus grands défi que de faire de notre mieux quelles que soient les cartes qui nous ont été distribuées au départ. Pas toujours facile, selon le jeu dont on dispose…

Mais l’être humain est plein de ressources. Et tout cela, c’est à notre cerveau qu’on le doit. Notre cerveau… et l’utilisation qu’on en fait ! Car on peut très bien s’en servir pour acquérir une grande masse de connaissances… mais aussi pour analyser et tirer nos propres conclusions.

Un jour, on vous demande de réfléchir…

Malheureusement, nous ne sommes pas forcément poussés à réfléchir. A apprendre, oui, mais à réfléchir, un peu moins… Et lorsque l’on nous demande notre avis pour la première fois sur un sujet donné, cela peut être embarrassant. A croire que nous n’avons pas d’idée propre !

Je me souviens notamment, au cours de mes études de psychologie, d’un professeur de physiologie vraiment très différent des autres. Tandis que lors des partiels, les autres profs nous mettaient face à des sujets qui nécessitaient de plus ou moins “recracher” ce que nous avions appris, il nous a mis face à un article scientifique et nous a posé des questions auxquelles nous ne nous attendions pas du tout. Bien sûr, il fallait utiliser les connaissances acquises au cours du semestre, mais aussi intégrer les données de l’article et les analyser pour répondre aux questions. Quelque chose de bien trop rare !

Le message que nous envoyait ce professeur dont j’ai malheureusement oublié le nom, c’est que nos connaissances théoriques ne valent rien si elles ne sont pas remises en question par l’expérience. Celle des autres, ainsi que la nôtre.

Il m’aura fallu un certain temps avant de saisir son message et de le faire mien. Sans doute parce qu’il m’aura fallu dans un premier temps remettre en cause mon éducation. Nos parents nous inculquent leurs principes, règles et aspirations, mais nous devons un jour être capable de nous en détacher, de faire nos propres expériences (et parfois même des erreurs), d’échanger avec d’autres personnes, de s’intéresser à d’autres théories pour devenir des adultes.

Tant que l’on suit le chemin qui nous a été indiqué sans jamais chercher une autre route, ou même une autre destination, on se sent en sécurité. Après tout, si nos parents connaissent et aiment ce chemin, c’est qu’il ne peut être que bon ! Pourtant, on prend un risque : le risque de ne pas connaître autre chose. Quelque chose de différent, qui pourrait être mieux pour nous, plus adapté à notre personnalité.

Remettre en question

J’ai connu cela dans mon approche de la spiritualité. Bien qu’étant issue d’une famille catholique, je n’ai pas été baptisée. Je suis tout de même allée au catéchisme durant deux ans, puis j’ai pris la décision d’arrêter car une personne me poussait à me baptiser. Je n’en voyais pas l’intérêt, et je n’aime pas que l’on me force à quoi que ce soit. Et puis, je n’avais pas la foi, tout simplement. Ce n’était pas pour moi.

Quelques années plus tard, quelque chose s’est produit : j’ai eu la foi. Alors, en toute logique, je me suis dirigée vers le chemin que l’on m’avait indiqué auparavant et que j’avais déjà un peu parcouru, et j’ai décidé de me faire baptiser. J’avais 18 ans.

Les années sont passées, j’ai acquis un peu d’expérience de vie, et j’ai un jour réalisé que j’avais fait fausse route. Ce n’était pas ma voie. D’ailleurs, en réalité, aucune religion n’était la mienne. Mais avais-je besoin d’une religion ? Non. J’avais ma spiritualité, je n’avais pas besoin d’une case.

Une fois que l’on a réussi à prendre de la distance par rapport à tout ce que nos parents, leaders ou mentors nous ont enseigné, les perspectives changent. Tout devient possible, car nous ne sommes plus enfermés, mais ouverts à toutes les possibilités.

Quitter sa zone de confort

Cette ouverture est une richesse incroyable. Elle nous permet d’avancer. Mais pour ce faire, nous devons quitter notre zone de confort.

Il n’y a pas de petites actions lorsqu’il s’agit de quitter sa zone de confort. Ainsi, même si développer ma propre idée de la spiritualité n’a pas changé ma vie du tout au tout, il s’agit tout de même d’une avancée importante, car il s’agit d’aller vers celle que je suis, et non celle que d’autres aimeraient que je sois. Et dans cette perspective, tout compte : que ce soit lorsque j’ai arrêté la danse modern’jazz, dans laquelle je ne m’épanouissais plus depuis longtemps après une dixaine d’années de pratique, pour prendre des cours de danses afro cubaines (où, pour le coup, je me suis vraiment amusée), ou lorsque j’ai décidé de cesser de subir l’endoctrinement que connaissent beaucoup de noir(e)s et métisses en arrêtant de me défriser les cheveux

Aucune de ces actions n’a changé le cours des choses. La seule différence, c’est que je suis plus en accord avec moi-même, mes idées, mes valeurs, et que je refuse de me faire dicter mes actions et pensées par autrui, même si je suis toujours ouverte à la discussion.

Oh ! Et oui, j’ai quitté un emploi salarié après huit ans de bons et loyaux services. Sans rien derrière, ou presque, puisque j’ai obtenu une rupture conventionnelle. Donc tout ce que j’avais derrière, c’était le chômage, et quelques idées pour l’avenir. C’est plutôt quelque chose d’énorme à mon niveau, même si cette action n’a pas changé la face du monde, c’est certain. J’ai pris un risque, un gros risque, surtout en période de crise ! Pourtant, c’est une des meilleures choses qui me soient arrivées, puisque mon emploi n’était plus la source de plaisir qu’il avait pu être.

Bouger, bouger, bouger !

Rester dans sa zone de confort, est, comme son nom l’indique, bien confortable. Et pourtant, ne s’agit-il pas d’une forme d’immobilisme ? La plupart du temps, oui.

Réfléchissez à votre vie. N’y a-t-il rien que vous aimeriez changer, ajouter, ou améliorer ? Il y a toujours quelque chose. Et la plupart du temps, il est possible d’agir.

Pour cela, demandez vous quelle est la plus petite action possible que vous puissiez poser pour atteindre votre objectif (je n’invente rien, c’est un excellent conseil que m’a donné Sophie, du blog Esprit de Succès… et ça marche !). Ensuite, “Just do it” comme dirait l’autre !

A vous les studios !

Vous commencez à le savoir… votre témoignage m’intéresse (et ce, même si je vous ai pondu un pavé – désolée ;)) !

Vous êtes-vous reconnu dans les premières lignes de ce billet ? Avez-vous déjà bousculé vos acquis en tentant autre chose ? Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez changer dans votre vie ? Qu’avez-vous fait, ou que comptez-vous faire pour atteindre votre but ?

Partagez tout ça dans les commentaires 🙂


Cet article est ma contribution au festival A la Croisée des Blogs du mois de décembre 2010 sur le thème “Sortir de sa zone de confort”, organisé par Fabrice.

Photo : H. Michael Karshis