fbpx

Pour commencer l’année, j’accueille mon amie Laurence Vignau, qui tient une place particulière dans mon coeur pour un tas de raisons.
Lorsque je pense à elle, je pense immédiatement bonheur, simplicité et légèreté 🙂
Mais je n’en dis pas plus ! Je te laisse la découvrir au travers de son interview…

Hello ! Parle-nous un peu de toi et de ton activité.

Bonjour ! Je suis Laurence Vignau, praticienne bien-être et le job que je me suis fixée est d’entraîner mes clientes au bonheur grâce à la sophrologie et au Reiki Usui.

Voici bientôt 3 ans que j’ai créé mon activité en l’inscrivant résolument dans une dynamique positive.

Avant ça, j’ai pas mal galéré : je suis une anxieuse chronique, j’ai vécu des expériences personnelles et professionnelles douloureuses, je me suis beaucoup cherchée, jusqu’à ce que je comprenne que la seule chose que je pouvais changer, c’était moi-même et mon attitude face à ce qui se passe.

J’ai pris la décision radicale de trouver le positif dans tout ce qui peut m’arriver. Honnêtement, il y a des jours où c’est moins évident que d’autres. Mais le bonheur, c’est comme le sport : plus on s’y entraîne, plus on devient addict et plus ça devient facile. Avec les notions fondamentales de liberté et d’autonomie, c’est cette responsabilité du bonheur pour soi que je mets dorénavant en avant dans ma pratique professionnelle.

À quoi ressemble une journée type pour toi ?

Je n’ai pas vraiment de journée-type, c’est tout l’intérêt de ce que je fais.

Je suis seule à gérer mon activité et j’ai pris le parti dès mon lancement de me positionner solidement sur internet (cela paraît évident ? Malheureusement, de nombreux.ses praticien.ne.s bien-être ne le font pas !)

Une partie non négligeable de mon temps est donc dévolue à la gestion de ma présence web : maintenance, contenus, réseaux sociaux.

Il y a aussi la gestion quotidienne de l’entreprise et toute la paperasse administrative et commerciale. Pas très attrayant, mais indispensable.

Comme il y a de nombreux domaines dans lesquels mes connaissances sont limitées (comptabilité, tu ne m’effraies pas) ou améliorables, je prends également du temps pour me former, pour apprendre et évoluer dans ma pratique. Je lis beaucoup, je participe à des stages, je m’informe sur l’actualité de mon secteur et je développe mes compétences.

Enfin, et surtout, je m’occupe de mes clientes : je réponds à leurs mails, je travaille les exercices que je leur propose, je crée des protocoles personnalisés et de manière générale, j’essaie d’être pour elles la meilleure sophrologue que je puisse être.

Est-ce qu’il y a eu des périodes dans ta vie d’entrepreneure où tu n’as pas suffisamment pris soin de toi ? Si oui, comment ça a affecté ton business et ta vie en général ?

La qualité du service que je propose est directement corrélée avec mon propre bien-être : concrètement, je sais que je ne suis pas en mesure d’être présente à ce que mes clientes me racontent si je ne suis pas bien dans ma peau ou dans ma tête.

Je ne crois pas qu’il soit possible d’être professionnelle si au départ je n’ai pas conscience de moi-même, sur la façon dont j’envisage mon corps, mon esprit, ce qui m’entoure et ce qui m’arrive.

Alors au-delà d’un travail sur moi-même presque permanent, j’essaie d’être un maximum à l’écoute de mon propre bien-être et de prendre soin de moi, parce que je sais qu’ainsi, je suis capable de prendre soin de vous au mieux.

Comment s’équilibre ta vie aujourd’hui ?

Je mange, je médite et je dors. Ce sont les trois fondements de ma vie, les trois conditions non-négociables quelles que soient les circonstances dans lesquelles je me trouve : en vacances, en rush, entre les deux.

Je mange : suffisamment, au moins 2 fois par jour, végétarien.

Si je mange trop, pas assez ou mal, mon corps me le fait savoir et le mal-être qu’il engendre alors peut rapidement nuire à mes capacités personnelles.

Je médite : minimum une fois par jour, 15 minutes.

Me retrouver dans le silence et sans rien faire, ça paraît facile et ça ne l’est pas. Méditer m’oblige à regarder en face ce qui va et ce qui ne va pas et de vivre en conséquence.

Je dors : le plus longtemps possible.

Je suis définitivement une grosse dormeuse et j’ai besoin d’au moins 8h de sommeil pour être… fréquentable. Alors je rends service à tout le monde, c’est pour le bien de la planète (au moins).

Et avec tout ça, je tente des trucs : je prends plaisir à travailler, à écrire, à remercier. Je vais courir, je regarde des séries, je discute avec des ami.e.s autour d’un café et de manière générale, j’essaie de faire exactement ce dont j’ai envie, parce que ma vie est trop courte pour m’obliger à faire des trucs qui ne me plaisent pas.

Et le fun dans tout ça ?  

« On n’arrête pas de jouer quand on devient vieux, on devient vieux parce qu’on arrête de jouer. » Bernard Shaw

Wonderpreneure du mois : Laurence VignauJ’ai pris le parti d’arrêter de grandir il y a quelques années. En conséquence, le fun fait partie intégrante de ma vie, que je conçois comme un gigantesque terrain d’expérimentation.

Plus sérieusement, je vais mourir, et je ne sais pas quand. C’est peut-être un peu brutal, parce qu’il s’agit d’une notion que chacune d’entre nous essayons d’éviter de regarder en face, et en même temps… Il n’y a pas plus réel que cette vérité-là.

Du coup, conserver cette idée dans un coin de mon esprit m’aide à relativiser tout ce qui peut se produire et les conséquences de mes actions. La question récurrente qui me hante est celle-ci : « est-ce que je serai heureuse, quand je serai sur le point de mourir ? » et comme j’espère de tout cœur que la réponse soit oui, je m’efforce de prendre du plaisir à vivre.

Aimer m’amuser et rire et avoir le cœur léger ne m’empêchent pas pour autant de prendre au sérieux les événements importants de la vie. C’est juste qu’ils prennent place dans un schéma que j’essaie de contempler dans sa globalité plutôt que d’avoir le nez dessus.

Si tu avais une devise, ce serait quoi ?

Plutôt qu’une devise, les mots qui me suivent depuis quelques mois sont les suivants, extraits du poème Desiderata de Max Ehrmann :

Go placidly amid the noise and the haste,
And remember what peace there may be in silence.

Ce qui pourrait se traduire par :

Marche tranquillement à travers le bruit et la foule,
Et souviens-toi de la paix qui règne dans le silence.

Ces mots, je les ai découverts pour la première fois à la fin de 8 semaines de Pleine Conscience, partagés par une des participantes du groupe.

J’aime la façon dont ces deux phrases remettent en perspective ma vie quotidienne et la qualité presque divine de silence et de sagesse intérieurs que chacun de nous possédons.

Quels sont les challenges que tu rencontres au quotidien ?

Héhé, cela devrait se deviner un peu d’après les réponses précédentes, non ?

Le fait est que je ne suis pas très disciplinée. Je suis toujours à la recherche du moyen le plus simple et le plus efficace de me forcer à faire ce que je n’aime pas et qui est pourtant indispensable à la bonne marche de mon activité. En ce moment et jusqu’au prochain, la méthode Pomodoro fait des merveilles !

Un gros challenge à relever également pour moi est celui de la gestion financière : comme je n’ai aucune expérience ni formation ni compétence dans ce domaine, ma comptabilité et mes prévisions budgétaires sont succinctes et ne reflètent pas vraiment la réalité de mon quotidien. J’aimerais vraiment apprendre à mieux me débrouiller de ce côté-là (et c’est pour ça que je suis en pleine période de test d’un logiciel budgétaire).

Enfin, comme toujours dans une entreprise de services, il y a le « problème » de la communication et du marketing : comment diffuser mon activité au plus grand nombre sans avoir l’impression d’être trop commerciale, de spammer le public, tout en restant alignée avec mes valeurs ? Je trouve difficile de me sentir légitime et authentique face à certains prérequis du webmarketing.

Comment te sens-tu en général ?

Plutôt pas mal, merci !

Tout l’intérêt d’être praticienne bien-être réside aussi dans le fait que j’ai intégré quelques principes essentiels du genre faire confiance à ma petite voix et écouter mon corps.

La petite voix, ma sagesse intérieure, me guide par les émotions, les images, les pensées, vers ce que je sais compter le plus au monde à mes yeux : l’honnêteté, la compassion et l’amour.

Mon corps lui, me rappelle de façon très visible mes égarements : dès que je m’éloigne de ce que je sais être bon pour moi, je sens que quelque chose ne va pas. Cela me permet de rectifier le tir rapidement.

D’un autre côté, je ne suis pas une sainte non plus, loin de là, et il m’arrive fréquemment de jouer avec mes propres limites parce que… le fun. Cf. au-dessus, pour celles qui ont suivi.

Alors j’essaie de ne pas me prendre trop au sérieux : c’est une saine pratique, à laquelle je m’entraîne autant qu’au bonheur !

Quelles sont tes astuces pour être efficace dans ton activité, maintenir un bon équilibre vie privée / vie professionnelle, et prendre soin de toi ?

Dormir ? Manger ? Méditer ? Faire de la sophrologie ? Aller zyeuter la formidable vidéo que Joanne et moi avons faite ensemble ? Sinon, trois règles absolues pour l’entrepreneuse qui travaille chez elle :

  • Ne pas travailler le soir : donnez-vous une heure limite à partir de laquelle vous passez en mode perso.
  • Ne pas travailler au moins une journée par semaine : vous avez aussi le droit d’avoir un week-end comme tout le monde.
  • Des vacances au moins 2 fois par an : parce que même si notre entreprise, c’est notre passion, nous ne sommes pas obligées d’y penser tout le temps.

L’alternance temps de repos/temps de travail permet aussi de nous renouveler, d’aérer nos idées et de rester ouverte à tout ce qui n’existe pas encore dans notre vie. Le but, ce n’est pas de tourner en rond, mais bien de spiraler vers l’extérieur.

Le mot de la fin ?

Je n’arriverai jamais à la perfection de cette vidéo-là, mais j’y travaille.

Si vous souhaitez travailler avec Laurence, vous pouvez vous rendre à cette adresse (vous ne le regretterez pas, c’est une nana géniale !) :
http://www.happy-soul.fr/travailler-ensemble/