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Aujourd’hui, je te présente Selma Païva. J’ai eu le plaisir de la rencontrer IRL (In Real Life) il y a quelques mois, mais aussi de suivre l’un de ces programmes, et si je l’apprécie énormément, ce n’est pas seulement parce que nous avons toutes les deux une forte tendance hermite (même si ça joue, forcément ;-)) ! Je te laisse faire sa connaissance :

Hello ! Parle-nous un peu de toi et de ton activité. 

Je m’appelle Selma Païva et j’aide les créatifs, les enthousiastes, les anti-conformistes à mettre en place des stratégies progressives pour développer l’activité dont ils vivent déjà depuis au moins 1 an ou 2. C’est capital pour moi que les personnes au tempérament d’électrons libres se passionnent autant pour l’aspect business de leur activité que pour ce qu’ils vendent : c’est comme ça qu’ils vont plus loin que s’ils étaient restés concentrés sur leurs produits, services, ou prestations !

En ce moment, comme tu le sais Joanne, je suis en train d’apprendre à sortir de ma zone de confort « mon clavier et moi » ! Si je reste dans mon « mode de fonctionnement par défaut », je deviens hermite. Alors je voudrais développer le relationnel pour avancer dans l’échange, et dans l’émulation !

À quoi ressemble une journée type pour toi ?

Oiseau de nuit par nature, j’ai fini par accepter le rythme de mes enfants : terminer une journée de travail vers 15h45 (sortie des classes à 16h) ou 17h15 (l’étude finit à 17h30), ça fait commencer tôt. 5 h du matin. Donc :

5-7 h : c’est essentiellement écriture

7-8h45 : réveiller les enfants, petit déj, les emmener à l’école, revenir à la maison, 3 jours par semaine. Il y a 2 jours où c’est leur papa qui s’en charge, et je vais à la piscine.

8h45 – 9h15 : c’est mon créneau méditation, développement personnel.

9h15 midi puis 13h -15h45 : je travaille (le midi, je bouquine. J’aime beaucoup lire, mais lire longtemps : si je ne lis que le soir, je me couche trop tard. Du coup, je lis midi et soir)

De 16h à 21h, c’est le trou noir de la parentalité, comme l’a si bien dit avec humour Marlène Schiappa : devoirs, jeux, bains, disputes d’enfants, dîner, bagarre de guilis, piles de linge qui n’en finissent jamais, histoires du soir etc…à 21h sauf exception, ils DORMENT. Et il me reste en gros 1 heure avant de me coucher à mon tour 🙂

Est-ce qu’il y a eu des périodes dans ta vie d’entrepreneure où tu n’as pas suffisamment pris soin de toi ? Si oui, comment ça a affecté ton business et ta vie en général ?

En fait, avant de lancer mon activité, j’avais en tête de le faire, mais aussi un bébé tout neuf (le 2ème en plus, donc il y avait déjà l’aîné). J’ai ignoré ma fatigue physique, les réveils nocturnes (régulièrement 5 à 7 par nuits), avec les tétées du petit, en alternance avec le bataillon de microbes qui réveillaient le grand. Pourquoi ? Parce que j’avais envie de monter mon activité, et que le temps pour moi, c’était quand les 2 dormaient, donc rarement.

Le résultat quand le petit a dû être hospitalisé à 6 mois, c’est que je me suis physiquement écroulée. J’ai même dû subir une petite opération, qui m’a bien remis les pendules à l’heure : ma 1ère ressource, c’est moi !

Donc c’est maintenant, que ça affecte mon business : je ne travaille jamais le soir par exemple, ni le WE.

Comment s’équilibre ta vie aujourd’hui ?

Equilibre ? Je ne sais pas. Ça va vite : le vendredi, j’ai l’impression d’être mardi soir ! Et puis c’est fragile : la semaine dernière, un enfant malade, la prochaine, un autre qui n’a pas école pour cause de grève – j’ai plus la sensation de jouer à l’équilibriste que d’être fermement en équilibre. Mais sans vouloir faire de grandes phrases : c’est la Vie !

Lâcher prise, relativiser, s’adapter : c’est plutôt ça le programme aujourd’hui que de viser l’équilibre.

Et le fun dans tout ça ?

Alors tu vois, autant j’ai beaucoup voyagé, écumé les bars, les soirées électro de Paris, les concerts et tout jusqu’à ce que j’ai des enfants, autant maintenant je ne me pose plus la question du fun comme « avant ».

Etre parent, c’est être sur le pont tout le temps. Alors ce que je recherche maintenant, c’est plutôt l’isolation, et le silence, des moments quotidiens même courts où je n’ai rien à faire pour les autres, juste du temps pour moi – méditer, lire, écouter de la musique le midi. Lire des polards le soir. Regarder des films le WE. Nager au petit matin.

J’imagine que ce sont des phases, mais pour l’instant, c’est ma version du fun 🙂

Selma Païva

Si tu avais une devise, ce serait quoi ?

Une seule ? C’est difficile de choisir… Celle qui me vient à l’esprit en premier, elle est de Chris Guillebeau : « faire ce qui vaut la peine d’être fait ». A décliner avec vivre ce qui faut la peine d’être vécu, dire ce qui vaut la peine d’être dit, penser ce qui vaut la peine d’être pensé…c’est une belle maxime, n’est-ce pas ?

Quels sont les challenges que tu rencontres au quotidien ?

Je crois que le principal challenge c’est moi en fait. Les aléas de la vie de famille avec des enfants en bas âge, l’entreprenariat : il y a déjà des centaines et des centaines de personnes qui sont passées par là. Maintenant, on vit différemment les choses, en fonction de nos échecs passés, croyances, nos rêves. Quand on est son propre patron, on est responsable de tout de A à Z … et le défi se renouvelle une marche après l’autre. Donc je crois que mon principal challenge, c’est moi-même !

Comment te sens-tu en général ?

A ma place…ET dans un ascenseur émotionnel ! Je ne sais pas s’il y a de situation plus « challengeante » que celle d’être indépendant, mais des tas de choses qu’on pourrait ignorer ou remettre à plus tard dans d’autres situations ne peuvent être écartées quand on est seul aux manettes. La peur et l’enthousiasme se succèdent, la crainte et la fierté aussi !

Quelles sont tes astuces pour être efficace dans ton activité, maintenir un bon équilibre vie privée / vie professionnelle, et prendre soin de toi ?

  • Utiliser la méditation, la visualisation pour maintenir un état d’esprit positif, propice !
  • Se fixer des horaires : sans qu’ils soient rigides, savoir qu’après telle heure, on n’est plus censé être en train de travailler, ça aide !
  • Mettre le sport, la méditation, la lecture, les pauses etc dans son planning : les RV avec soi-même, ça aide à ne pas perdre pied !

Le mot de la fin ?

En réfléchissant à ça, comme tu évoquais le « self-care » Joanne, ça me fait penser à un comportement qu’on a tous, et forcément ça s’accentue quand on développe son business : chercher à compenser ses faiblesses.

On grandit culturellement comme ça, dans une société qui met le doigt sur ce qui pêche, et ce que nous devons améliorer, pour progresser. Par exemple, j’ai toujours vu loin. Je réfléchis de manière synthétique, et à long terme, mais du coup la spontanéité, l’adaptation de dernière minute etc, j’ai du mal. Et j’ai longtemps cru que c’était un problème. Et puis j’ai un jour, j’ai découvert que ce point faible était en fait ma principale force (la stratégie !), selon le point de vue.

Alors pour terminer, je dirais que pour développer ses produits et services ou mettre au point une stratégie de contenu, améliorer une page de vente ou affiner son image de marque : faire ses choix à partir de ses points forts, pour guider ses clients vers qui on veut qu’ils deviennent est un pilier solide à combiner avec une excellente connaissance de ses clients.

J’offre d’ailleurs l’atelier « Comment lire dans les pensées de ses clients », avec 5 étapes concrètes pour partir du bon pied et avoir les éléments nécessaires pour faire la différence et vendre mieux avec des publications (blog ! pages de ventes ! mails !) qui tapent dans le mille.

Merci Joanne !