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Comment résoudre un conflit

par | 9 commentaires

Peut-être vous est-il déjà arrivé d’avoir l’impression d’être incapable de communiquer « comme il le faudrait ». Vous vous êtes sans doute retrouvé confronté comme moi à des situations où votre message était mal interprété… ou peut-être n’était-il pas bien délivré ?

Vous avez passé une mauvaise journée, vous êtes déjà tendu, et on vient vous « titiller ». De longues minutes de discussion plus tard, vous avez l’impression d’avoir perdu votre temps car cela n’aboutit nulle part.

Il n’y a bien entendu pas une unique bonne façon de s’exprimer, mais si vous voulez résoudre un conflit, quelques astuces peuvent favoriser votre entreprise :

1. Parlez en face à face

Même avec toute la bonne volonté du monde, un échange d’email n’est jamais une bonne solution (plus encore s’il s’éternise). J’ai beau l’utiliser comme moyen de communication privilégié, il arrive toujours un moment, en cas de désaccord, où le conflit ne fait que se renforcer. Le téléphone peut être une alternative satisfaisante, mais les effets positifs sont limités.

Rien ne vaut une conversation entre quatre yeux pour voir les réactions de l’autre, qu’il voit vos réactions, et que vous vous connectiez réellement.

2. Eliminez toutes les distractions

Pour être réellement connectés, il est important que vous soyez réellement concentré sur la conversation. Arrêtez ce que vous êtes en train de faire, éteignez la télévision, et votre téléphone portable (ou mettez-le sur vibreur). Prenez le temps d’accorder votre attention à l’autre. Par respect bien sûr, mais aussi pour entendre et comprendre ce qu’il vous dit.

Si vous négligez votre écoute, vous risquez de mal comprendre ce qui vous est dit, et de répondre à côté.

3. Ne cherchez pas à savoir qui a raison et qui a tort

Quoi qu’il arrive, mettez-vous à la place de l’autre, et acceptez son point de vue. C’est le sien, et c’est son droit. Vous n’êtes pas obligés d’être d’accord, mais vous ne devez pas nier les ressentis, croyances et impressions de l’autre.

Parlez en votre nom, sans chercher à avoir raison. Précisez comment vous ressentez la situation, ce que cela vous fait.

Personne ne peut dire que vos ressentis sont faux, puisque c’est un fait, ils existent… tout comme vous ne pouvez dire cela de ceux des autres.

4. Concentrez-vous sur l’objectif de cette conversation

Il arrive à tout le monde de s’emporter, et de laisser prendre à une conversation une très mauvaise tournure. En général, c’est parce qu’au cours du chemin, nous oublions la raison pour laquelle nous parlons.

Alors demandez-vous pourquoi vous avez cette conversation. Si votre but est de résoudre un conflit, vous aurez certainement du mal à le faire si vous mettez sans cesse de l’huile sur le feu, en revanche, vous gagnerez beaucoup à tenter d’apaiser les esprits… Le vôtre, et celui de votre interlocuteur ! Si votre but est moins pacifiste, vous perdez votre temps (et votre énergie) à discuter. A vous d’être plus direct et de passer à autre chose.

5. Cherchez un terrain d’entente

Dans la mesure où deux personnes aux avis divergents ne peuvent avoir raison en même temps, vous avez tout à gagner à trouver un terrain d’entente où chacun devra certes faire un effort, mais où dans le même temps, les deux parties obtiendront quelque chose.

A quel endroit vos chemins peuvent-ils se rencontrer ? Quelles concessions êtes-vous prêt à faire ? Partez de là, faites des propositions, et voyez avec l’autre dans quelle mesure il est prêt à vous retrouver à mi-chemin.

6. Tranchez

Si au final, vous ne parvenez pas à vous entendre, il faudra sans doute trancher. Mais attention, ce n’est pas un appel à la violence ! 😉 Vous pouvez par exemple faire appel à une tierce personne pour vous aider à résoudre ce conflit. Et si vraiment rien n’y fait, acceptez simplement que vous ne pouvez rien faire de plus, et… passez à autre chose.

Bien sûr, ces quelques conseils sont des idéaux. Nous sommes tous humains, et il est normal de s’emporter de temps à autre… Ce n’est pas bien grave tant que les conséquences ne sont pas dramatiques, mais on gagne toujours à devenir un peu plus pacifiste ! 😉

Votre avis m’intéresse !

Quelles sont vous techniques pour résoudre un conflit ? Vous arrive-t-il de « péter un plomb » ? Comment gérez-vous ce type de situations ?

Partagez votre expérience dans les commentaires 🙂

Photo : Philippe Put

Apaisée, Reconnectée & Inspirée

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À propos de Joanne Tatham

À propos de Joanne Tatham

Rédactrice Web et Consultante en stratégie de contenu, Joanne aide les entreprises à augmenter leur visibilité sur les moteurs de recherche à long terme grâce à des contenus web optimisés.

Coach en Communication Digitale et en Développement Personnel, elle aide également les entrepreneures solo, créatives passionnées, artistes engagées, et accompagnantes investies à déployer leur présence en ligne et à faire face aux challenges de l’entrepreneuriat avec plus de sérénité.

Amatrice de simplicité, elle est également l’auteure du livre « J’arrête le superflu ! » (éditions Eyrolles).

Pour en savoir plus à propos de Joanne, clique ici »

 

9 Commentaires

  1. Nathalie Hamidi

    Ça me parle beaucoup! Mais que faire lorsque l’autre n’accepte pas qu’on a le droit à son opinion, ne respecte pas ce qu’on pense? C’est bien beau de dire que personne ne peut nous dire que nos ressentis sont faux… ça ne les empêche pas de le dire en essayant de prendre le dessus dans la conversation! Des idées? ^^

    Merci pour cet article!

    Réponse
  2. Joanne Tatham

    Ta question est très pertinente ! J’éditerai l’article, mais je te réponds d’abord directement.

    La solution face à quelqu’un qui ne respecte pas ton opinion et tes ressentis est de poser tes limites.

    Lui dire par exemple : « Je comprends tout à fait que tu ne sois pas d’accord avec moi, c’est ton droit. En revanche je ne peux pas te laisser dénigrer/nier ce que moi je pense, car pour moi, cela veut dire que tu ne me respectes pas. Et si tu n’acceptes pas que je puisse penser différemment de toi, je ne souhaite pas poursuivre cette conversation pour l’instant. »

    Si la personne persévère dans ses paroles, faire ce que l’on a dit (comme avec les enfants). Mettre un terme à la conversation, et partir. Pour de vrai.

    Autre chose aussi, si quelqu’un semble toujours vouloir prendre le dessus dans la conversation et veut à tout prix avoir raison alors que cela n’a pas lieu d’être (vouloir avoir raison pour quelque chose de vérifiable, comme la date du prochain jour férié, pourquoi pas, et puis c’est vite tranché ;)), on peut lui demander « Qu’est-ce que tu cherches à faire/prouver exactement ? ». Si la personne admet vouloir avoir raison absolument, ou qu’elle veut clairement imposer quelque chose, on peut lui dire « Ecoute, j’ai le sentiment que cette conversation va droit dans le mur. Tout ce que je souhaite, c’est qu’on trouve un terrain d’entente. Si tu n’es pas dans les même dispositions, je pense qu’il vaut mieux arrêter là pour l’instant. »

    Et comme dans l’autre exemple, partir si la personne persiste.

    Partir physiquement appuie concrètement la limite que l’on vient de poser. Si l’on n’est plus là, l’autre ne peut plus argumenter ou essayer d’avoir raison. Et en notre absence, peut-être que l’autre réfléchira à ce qu’il veut vraiment faire/dire… ou oubliera complétement si ce n’était pas si important en définitive/s’il se rend compte que la conversation a pris une tournure qui le dépasse (parfois on se rend compte un peu tard qu’on est peut-être allé trop loin).

    J’espère avoir pu aider ! 🙂

    Réponse
  3. Nathalie Hamidi

    Super, ça m’aide beaucoup! J’essaierai ça la prochaine fois… moi j’ai plutôt tendance à me laisser emporter quand on me cherche et à rentrer dans le tas, ce qui n’est pas très intelligent. ^^;

    Réponse
  4. Sylvie

    Juste quelques mots concernant les conversations « conflictuelles » … Par expérience, je sais qu’il vaut est préférable de les éviter en fin de journée, le soir plus précisémment. Cela paraît peut-être stupide mais la nuit amène avec elle sa part d’angoisse voire de violence (verbale mais parfois autre). Il vaut mieux reprendre une discussion difficile le lendemain matin. Ce serait mon premier conseil.

    Le suivant serait celui d’utiliser le plus souvent le JE et non le TU. Parler de soi et de son ressenti est primordial. Avec le TU, ça dérape vite. « J’ai l’impression de ne pas être compris / comprise  » plutôt que « TU ne comprends pas (ou rien !). Cette gymnastique n’est pas toujours facile mais vaut franchement la peine d’être essayée.

    Parfois une simple feuille de papier où l’on écrit noir sur blanc ce que chacun désire permet de faire des rapprochements par la suite …Ne pas hésiter surtout quand le sujet est complexe (oui, si c’est une engueulade sur les chaussettes sales qui trainent je ne sais pas si on va sortir le bloc notes hein !)

    A mon avis, un conflit débouche souvent sur un compromis…il n’y a ni vainqueur ni vaincu, juste des gens avec des neurones et qui savent les utiliser.

    Sur ce, bonne journée !

    Réponse
  5. Nathalie Hamidi

    Sylvie: selon mon expérience, ce n’est pas forcément vrai, quand tu as en face une personne toxique – et je ne parle que dans ce cas, évidemment.

    Elle ne voudra pas jouer selon tes règles, elle va trouver le moyen de prendre le dessus, quel qu’en soit le prix, même avec le plus bas des arguments. Dans ces cas-là, il n’y a pas de possibilité de gagner: soit on se laisse marcher dessus, soit on réagit, mais encore là ces personnes sont très douées pour retourner la situation à leur avantage.

    Je pense que le conseil de Joanne est bon: se retirer physiquement de la conversation, si on le peut, est la bonne attitude. Elle n’est hélas pas toujours possible.

    Réponse
  6. Joanne Tatham

    @Sylvie Merci pour ton témoignage !
    J’évite au maximum les conversation houleuses le soir, particulièrement au coucher. Ça bousille une nuit de sommeil !
    Ton conseil concernant l’emploi du « je », rejoint complètement ce que je dis dans mon article « Parlez en votre nom, sans chercher à avoir raison. Précisez comment vous ressentez la situation, ce que cela vous fait. »

    Je retiens particulièrement l’idée de la feuille de papier, excellente idée, merci !

    Je suis d’accord avec Nathalie ceci dit : avec certaines personnes, trouver un compromis est de l’ordre de la mission impossible. Dans ce cas, charge à nous de ne pas nous laisser embarquer !

    @Nathalie As-tu des exemples de situations où il n’est pas possible de se retirer physiquement ? Ça m’intéresse ! Il y a peut-être une autre alternative.

    Réponse
  7. Nathalie Hamidi

    Tout simplement quand la personne te suit où tu vas pour continuer le conflit. Ou que ça se passe quelque part où tu n’as pas la possibilité d’aller ailleurs (en pleine nuit, à la campagne sans voiture, au bureau pendant les heures de travail, dans un endroit clos genre train, bus, etc.).

    Réponse
  8. Joanne Tatham

    @Nathalie Je vois…
    Alternative 1 : fermer les yeux, faire le silence en soi… et à l’extérieur. cela nécessite je pense une certaine pratique de méditation, mais ça vaut sans doute la peine de s’y mettre ne serait-ce que pour ces situations où il ne faut pas répondre sous peine de craquer !
    Alternative 2 : mettre des écouteurs dans les oreilles et écouter la musique suffisamment fort pour ne pas entendre l’autre .
    Alternative 3 : aller aux toilettes (quand tu n’es pas en forêt).
    Alternative 4 : aller aux toilettes avec la musique dans les oreilles.

    « Aux grands maux les grands remèdes »…

    (je suis preneuse de toute idée alternative)

    Réponse
  9. ASSOSI HAMAN

    comment résoudre un conflit en le fils et son père ayant pour cause l’irresponsabilité du père?

    Réponse

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