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Minimalisme, survivalisme, comptage : ma vision

par | 20 commentaires

La semaine dernière, un ami avec lequel je prenais un verre m’a posé quelques questions sur ma vision du minimalisme. J’avais déjà pris la plume (enfin, le clavier) pour tenter d’apporter quelques éclaircissements sur ce mouvement ou “buzzword” comme diront certains ;), mais je pense que cela pourrait tenir en une phrase : ma vision du miminalisme ne consiste pas à vivre dans le dépouillement, mais à suivre un cheminement.

Compter ou ne pas compter ?

Si j’ai une certaine admiration pour les personnes qui sont capables de vivre avec 100 ou 50 objets seulement, je ne suis pas dans une logique de comptage. D’ailleurs, passé un certain stade, je ne vois pas vraiment d’intérêt à compter toutes ses possessions.

Parce qu’un nombre est arbitraire. Parce que cela fini par ne plus avoir de sens.

Un même nombre ne signifiera pas la même chose pour tout le monde : une personne vivant en couple ne comptera que ses propres possessions, sans tenir compte que ce qui appartient à la famille entière, comme le canapé, le lit, le linge de maison, la table à manger… tandis qu’une personne vivant seule devra les compter dans sa liste !

Seule, ce système de comptage m’aurait défavorisée, mais mariée, il m’avantagerait. Alors pourquoi ?

L’utile et l’agréable

Je ne compte donc pas. C’est ce qu’on fait lorsque l’on aime, n’est-ce pas ? 😉 Mais alors, l’essentiel, c’est quoi ?

Pour moi, c’est l’utile et l’agréable. Mon mari et moi avons la chance d’avoir en notre possession une belle petite collection d’appareils photo anciens. Elle ne nous est pas utile, mais elle nous est agréable. Pourquoi voudrions-nous nous en séparer ?

Le survivalisme en milieu urbain

Je lis de temps à autres quelques blogs de minimalistes anglophones, parfois “un peu” extrêmes. Ces blogueurs comptent leurs possessions et vivent dans le dépouillement.

Dans ma vision du chemin minimaliste, il s’agit de se concentrer sur l’essentiel, essentiel dont les relations humaines et l’amitié font partie. Alors je m’interroge : ces personnes reçoivent-elles leurs amis à dîner ou à dormir ?

J’ai envie, lorsque des amis dorment à la maison, ou viennent partager un bon repas, qu’ils se sentent bien. Mais si je n’ai que deux assiettes et un jeu de draps pour mon mari et moi, comment puis-je les accueillir de façon à ce qu’ils se sentent les bienvenus ?

Au final, j’ai le sentiment que le survivalisme n’est vraiment utile que pour les grands voyageurs, ceux qui ne se “posent” jamais et qui ne sont qu’en transit ici ou là. Mais au delà de cela, je ne vois pas. Ce n’est, bien entendu, que mon avis.

Et le projet 333 dans tout ça ?

Après avoir lu tout ça, vous êtes en droit de vous demander pourquoi j’ai décidé d’entamer un projet 333.

Le projet 333 va me permettre de tester concrètement mes véritables besoins. Durant les trois mois à venir, je ne jette ni ne donne de vêtements. Enfin, je peux le faire si le coeur m’en dit, mais cela ne fait pas partie du challenge. Et si je me suis lancée dans ce projet, c’est parce que j’ai déjà conscience que je possède plus de vêtements que je n’en porte réellement, et que les vêtements non portés ne me sont ni utiles, ni agréables (puisqu’ils restent enfermés dans une armoire !)

Votre avis m’intéresse

Quel regard portez-vous sur le mouvement minimaliste en général ? sur le fait de compter ses possessions en particulier ? Qu’est-ce que tout ceci vous inspire ?

Vos commentaires et critiques sont les bienvenus !

Photo : nanaow2006

Apaisée, Reconnectée & Inspirée

Tu entres – ou souhaites entrer – dans une nouvelle saison de ta vie/ton activité et…
Tu souhaiterais te sentir sereine, solide et alignée ?
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…Cette Expérience en ligne a été conçue pour toi !

À propos de Joanne Tatham

À propos de Joanne Tatham

Rédactrice Web et Consultante en stratégie de contenu, Joanne aide les entreprises à augmenter leur visibilité sur les moteurs de recherche à long terme grâce à des contenus web optimisés.

Coach en Communication Digitale et en Développement Personnel, elle aide également les entrepreneures solo, créatives passionnées, artistes engagées, et accompagnantes investies à déployer leur présence en ligne et à faire face aux challenges de l’entrepreneuriat avec plus de sérénité.

Amatrice de simplicité, elle est également l’auteure du livre « J’arrête le superflu ! » (éditions Eyrolles).

Pour en savoir plus à propos de Joanne, clique ici »

 

20 Commentaires

  1. sahitsy

    Excellent article.

    Je découvre tout juste ce mouvement, et je pense que je vais m’y mettre aussi, lol 🙂

    En effet, c’est assez agréable de vivre sans s’encombrer de choses inutiles, en tout cas, c’est l’impression que j’ai quand j’ai fini de ranger ma chambre 😉

    Bon, il ne faut quand même pas exagérer, compter ses possessions ou vivre avec presque rien c’est quasiment: Mission Impossible au 21ème siècle… (sauf peut-être si on veut jouer à Tarzan)

    Déjà, les SDF, ils en souffrent, peut-être que ces personnes « ultra-minimalistes » devraient donner leurs possessions à ces gens…

    Bref, enlever tout ce qui encombre, garder l’utile et l’agréable 😉

    Excellente année 2011!

    Réponse
  2. Fabrice

    Comme tu le sais, je me sent proche du mouvement minimaliste? J’ai encore des progrès à faire dans ce sens.

    Cela dit, compter ses objets, je trouve cela too much.Ou se mettre la limite? Est-ce une méthode pour s’y tenir? Je trouve que cela a un côté trop contraignant et donc peu plaisant.

    Excellent la collection d’appareil photos, j’adore!

    Réponse
  3. Etienne

    Salut Joanne

    Tout comme Fabrice, je ne compte pas, tu le sais peut être déjà, j’en ai parlé sur mon blog. Je trouve également certains blogueurs anglophone comme Tammy Strobel et Everett Bogue un peu excessif dans leur réduction de biens, je ne sais pas si tu as vu les 2 vidéos où ils apparaissaient chez eux : ça faisait vraiment mode survie !!

    Réponse
  4. Jess

    Bonjour Joanne,

    Je découvre tout juste le minimalisme. Je me posais la question ce matin justement, ton article m’a donc apporté pile poil quelques réponses. Je vais cependant continuer à me renseigner car je n’ai pas encore assez de recul sur cet état d’esprit de vie.
    Concernant le comptage, je ne pense pas que cela soit une méthode saine, on tomberait dans l’obsession. Pour moi, le minimalisme reflète un choix de vie, un état d’esprit et non l’inverse. COmme tu le dis, aller à l’essentiel DONC ne garder que l’utile et l’agréable. Ce qui m’intéresse c’est que, pratiquer le minimalisme oblige un regard intérieur sur ses besoins et surtout à être honnête envers soi-même. L’exemple de la chambre est parfait. Quand je réalise que ma chambre est un foutoir pas possible au bout de qques semaines, je réalise svt que j’ai peut être voulu fuir des responsabilités ou que je n’arrive pas à mettre de l’ordre dans mes idées. 🙂 Les posssesions matérielles ne sont finalement que le reflet de ce qu’on vit à l’intérieur de soi.

    Réponse
  5. Damien

    Tout à fait Joanne ! Je comptais éventuellement écrire un billet sur la critique qui est souvent faite de « compter » pour se dire minimaliste.

    Mon argument prend la forme d’une analogie.

    Quand quelqu’un annonce qu’il compte perdre 10 kg dans les 6 prochains mois, on sait très bien que ce n’est pas un chiffre qu’il désire atteindre… mais un état de bien-être !

    Certains y arriveront en se fixant des objectifs chiffrés et précis (comme moi avec challenge de 100 objets), et d’autres n’en auront pas besoin, ils feront juste un peu plus d’exercice et seront plus attentif à leur alimentation.

    Tu fais bien de rappeler que le « minimalisme » (eh oui super buzzword montant 😉 ) est un chemin, une ouverture vers plus de fluidité et non pas une fixation !

    Sinon en découvrant le titre de ton article je pensais trouver plus de matière sur le survivalisme, un sujet qui m’est cher. 😉

    Réponse
  6. Joanne Tatham

    @sahisty Merci pour ton commentaire 🙂
    je suis tout à fait d’accord avec toi, même si j’ai encore moi même beaucoup de progrès à faire en la matière… mais le chemin en lui même est très intéressant, donc je ne suis pas pressée !

    Tu sais, je pense que les ultra minimalistes ne sont pas forcément égoïstes et que beaucoup d’entre eux se sont débarrassées de leurs possessions en les donnant. Mais bon, je me souviens avoir lu dans un ebook de jeter sa télé, carrément, sans faire allusion au don à une association par exemple… ce qui n’est pas utile pour certains peut l’être pour d’autres !

    Bonne année à toi aussi, merci 🙂

    @Fabrice oui, je te sens bien proche du minimalisme 🙂 les progrès, chacun les faits à son rythme, c’est important de s’écouter ! On est bien d’accord pour les chiffres : c’est arbitraire et un peu trop contraignant à mon goût aussi.

    pour les appareils photo, on a beaucoup de chance, c’est mon mari qui en a hérité, ce sont des objets magnifiques 🙂 il y a des caméras aussi… c’est un petit bout d’histoire, à l’ère du numérique c’est magique d’avoir ça en sa possession !

    @Etienne Oui, bien sûr, j’avais vu ton article à ce sujet ! J’ai vu les images auxquelles tu fais allusion , et c’est clair, ça ne fait pas envie du tout. En fait, ils vivent plus ou moins comme le font les squatteurs… beaucoup d’espace vide pour rien. Autant vivre dans un petit studio ou un deux pièces de poche…

    @Jess tu mets le doigt sur quelque chose : l’obsession. je ne sais plus où j’ai lu ça, mais finalement on peut se demander si les minimalistes qui comptent ainsi ne sont pas autant obsédés par les possessions que ceux qui consomment sans réfléchir, ce qui va tout de même à l’encontre de l’idée de liberté qui pour moi découle du minimalisme.

    oui, je vois aussi le minimalisme comme un état d’esprit : chercher à être en accord avec soi-même et ses véritables besoins, faire la différence entre envie et besoin… c’est tout un cheminement qui nécessite une réflexion honnête et sincère !

    @Damien Je suis heureuse que tu commentes ici 😉 Désolée de ne pas avoir plus creusé sur le survivalisme, mais ce n’est pas ma spécialité ! 😉

    Dans ton cas, le comptage est annoncé sur ton blog comme un défi a réussir en 6 mois. dans cette perspective, donc, je comprends qu’il s’agisse d’un cheminement plutôt qu’autre chose…

    Ceci dit, dans ton analogie, ce que je vois c’est que je dis à ma diététicienne (ou tout autre médecin censé) « Je veux perdre XXkg » ou « Je veux descendre à XXkg », elle va d’abord voir avec moi si cet objectif est ou non bon pour moi. Si je suis déjà mince, elle va probablement m’expliquer qu’il me faut tout de même ne pas descendre au dessous d’un certain poids sous peine de mettre ma santé en danger, et faire en sorte de m’aider à m’accepter. Si je suis en surpoids en revanche, elle aura une toute autre approche.

    L’état de bien-être que l’on pense obtenir en perdant un certain nombre de kilos peut être complètement faussé par des tas de choses (la société, l’image que l’on a de son propre corps…) : regarde les anorexiques ! Même une fois déjà très minces, elles veulent continuer à perdre du poids, en pensant que c’est nécessaire à leur bien-être.

    C’est la même chose avec les revenus. Si on peut en avoir plus, on prend. Pourtant d’après une étude américaine, au delà de 5000€, gagner plus ne rend pas plus heureux (http://www.lexpansion.com/economie/au-dela-de-5000-euros-par-mois-l-argent-ne-fait-pas-le-bonheur_238509.html).

    Bref, ce n’est pas se fixer un objectif mesurable que je critique (après tout c’est ce que je fais avec le projet 333), je comprends tout à fait la motivation que l’on peut trouver en procédant de la sorte. C’est plutôt de se fixer des chiffres tellement « dingues » que l’on se retrouve à vivre dans un appartement complètement vide et sans vie, comme les images auxquelles Etienne faisait allusion plus haut 🙂

    Réponse
  7. Jonathan

    Salut Joanne,

    C’est avec grand plaisir que je découvre ton blog et je vais sans plus tarder mettre un lien sur le site que je viens de créer (http://cetaces.wordpress.com/) et qui rejoins un certain nombre de thèmes qui te sont chers.

    Se fixer des objectifs chiffrés, comme tu le soulignes, est une épée à double tranchant. On croit progresser dans la voie que nous avons choisie en nous débarassant de certaines possessions matérielles mais nous nous attachons tellement au résultat que ces possessions nous hantent encore plus que lorsque nous les possédions…

    Bonne continuation !

    Jonathan
    http://cetaces.wordpress.com/

    Réponse
  8. lilipruneau

    Bonjour Joanne,
    Comme d’autres, en me promenant sur le net, je suis tombée sur ton blog, mais plutôt par l’angle « penderie idéale » 😉
    Et j’ai découvert le mouvement minimaliste, enfin l’art de faire bien avec peu, si j’ai bien tout compris.
    Et si j’ai encore une fois bien tout compris, c’est plutôt dans le sens d’une réflexion sur soi et ses possessions que tu oriente cet article (et les autres) que sur le dépouillement, et c’est hyper intéressant! C’est vrai que c’est d’abord l’envie de vider ma penderie qui m’a poussé à chercher sur la toile, mais du coup, je me dis que beaucoup de choses chez moi nous encombrent et mériteraient d’être vidées. Je vais d’abord essayer de faire un point sur les vêtements, çà sera déjà une grande avancée, puis je vais continuer de suivre le mouvement pour tenter de donner un peu d’air à mon quotidien.
    Nouvelle année, grandes résolutions 😉

    Réponse
  9. Catia95

    J’ai exactement la même vision que toi du minimalisme ,en tout cas du minimalisme que je compte pratiquer et tel que je le conçois.En effet c’est un état d’esprit,et comme toi quand je fais du tri je me demande déja est-ce que cet objet est utile ,et si l’utilité de l’objet n’est pas un critére majeur(comme c’est le cas de ta collection) je me demande s’il est impportant pour mon bien-être .Aprés ce double filtrage je tranche son sort !:)

    Réponse
  10. Julien

    Très bon article!
    Je ne peux que te rejoindre par rapport au fait que le minimalisme doit être synonyme de plaisir, et non pas de privation.
    Au cours du moins d’avril 2009, j’avais fait l’expérience d’être le plus extrême possible par rapport à cela. C’était loin d’être évident, et j’ai ressenti passablement de frustration. Mais ça m’a justement permis de me rendre compte de ce qui était indispensable et de ce qui ne l’était pas!

    Réponse
  11. Joanne Tatham

    @Jonathan Merci pour ton commentaire ! Je te rejoins complètement. D’ailleurs, dans la vie de tous les jours, j’ai abandonné les objectifs trop rigides, après m’être intéressée à la productivité.
    Avoir des objectifs, c’est une bonne chose, et pourtant cela peut s’avérer contre productif si c’est au détriment d’une forme de bien-être…

    @lilipruneau Comme toi, lorsque je suis arrivée à m’intéresser au minimalisme et à la simplicité, il y a quelques années, c’était sous un angle purement pratique. J’avais des problèmes d’argent et voulais changer ma façon de consommer.

    Ce n’est qu’au fil du temps que je me suis rendue compte qu’il ne me suffisait pas seulement de cesser de faire chauffer ma carte bleue dans les boutiques de fringues !

    Finalement, il n’y a pas de bonne et de mauvaise porte d’entrée 🙂

    @Catia95 Amen ! 😉

    @Julien Merci 🙂 Je n’ai jamais pensé à tester le minimalisme extrême, mais je veux bien croire qu’après une telle expérience on réalise vraiment ce dont on a besoin !

    Réponse
  12. Kili

    Bonjour Joanne,
    Je découvre ton blog avec plaisir!
    Je ne savais pas que le minimalisme existait.
    Mon mari et moi sommes des minimalistes qui s’ignorent…! Nous avons commencé à nous repositionner face à la consommation lorsqu’il s’est retrouvé au chômage. Nous avons déménagé à la campagne, nous produisons 90% de ce que nous mangeons, tous les légumes et fruits en fait, je fais le pain, les yaourts, etc. Nous n’allons presque plus au supermarché, refusons Noël Halloween et autres f* commerciales, nous nous faisons cadeau mutuellement du boulot que nous faisons l’un pour l’autre (rénovation de la maison pour lui, production des légumes pour moi). Nous sommes très heureux d’être relativement indépendants, et du coup nous n’avons pas besoin de beaucoup d’argent pour vivre. De temps à autre, nous faisons un voyage pour nous faire plaisir!
    Ce qui me fait le plus de bien, c’est d’avoir une vie que je perçois comme suffisamment cohérente (même s’il nous faut une voiture)!

    Réponse
  13. Julien

    En effet, par exemple, ne pas écouter de musique pendant un mois a été la pire des tortures! Je sais maintenant à quel point c’est important pour moi, alors qu’avant je pensais que ce n’était qu’un bruit de fond dont je pouvais me passer!

    Réponse
  14. gerald

    Salut Joanne,

    J’aurais plutôt des questions sur cette idée de minimalisme.
    pour moi qui vie dans un pays en voie de développement, cette idee fait tres Bo-Bo et voici pourquoi;

    Ici l’eau est distribuée 2 fois par semaine.
    les coupures d’électricité sont légions.

    Dans cette esprit de minimalisme, si j’ai un générateur, je sorts du cadre minimalisme?
    Car oui, dans une certaine mesure je peux me passer d’électricité un jour.

    Comme pour l’eau, mes grand parents utilisait une bassine deux fois par semaine, moi j’ai un réservoir pour mes douches quotidiennes.
    Je pourrais attendre l’eau et donc minimaliser sont utilisation.

    En fait, a quel moment commence le minimalisme?
    avoir une ligne fixe au lieu d’un IPhone?

    Aller dans un cyber au lieu d’avoir un PC et une ligne ADSL?

    Avoir une seul paire de Louboutin au lieu de 2 paires moins cool?

    Ou alors le minimalisme réside dans le fait qu’a Paris ou dans un pays ou rien ne manque, minimaliser sont quotidien est possible car sans risque réel?

    Le minimalisme ne serait il pas comme un Ko Lanta urbain ou le sentiment de minimalisme est faussement réel?

    A+

    Réponse
  15. Joanne Tatham

    @Kili Eh bien, ça doit être du travail que de produire soi-même à ce point ! ça doit prendre pas mal de temps, non ? En tout cas, félicitations pour ce mode de vie…

    @Julien Très bon point, on n’a pas à tout supprimer !

    @Gerald Je pense que le minimalisme n’est applicable que lorsque la question se pose. Vais-je aller parler de minimalisme à un SDF dans le métro ? Sérieusement… 😉 Encore faut-il avoir le choix, la possibilité de dépenser son argent à « tort et à travers »…

    Je ne vais pas réécrire tout ce que j’ai déjà écrit mais ma vision du minimalisme n’est pas la décroissance, ni une vie de moine. On n’est pas dans Koh Lanta ! Il n’y a pas de règle établie, qui serais-je pour les dicter ? Et qui pourrait se permettre de me les dicter ?

    S’il n’y avait qu’une chose à retenir ce serait « L’utile ET l’agréable, en éliminant le superflu ». Chacun fixe sa limite où il le souhaite ! Et comme je l’ai dit dans mon article, c’est un cheminement à mes yeux…

    Réponse
  16. gerald

    Oui a l’utile ET l’agréable!
    Je rajouterais le système D, l’echange, le troc!
    Plus que la remise en cause d’un capitalisme basique, la prise en compte du trop!
    Alors la oui mais très bobo post altermondialiste pro bio quand même ;))

    Réponse
  17. Lucile

    J’ai un avis là dessus car je mes suis intéressée de près au boudhisme. Le boudhisme tibétain recommande le dépouillement matériel pour les raisons que tu évoques : l’essentiel est dans les relations et le don de soi.
    J’ai voulu suivre ses préceptes mais pour moi qui suis passionnée d’art et d’image cela a été très compliqué !! Impossible de vivre avec des murs blancs. En outre, l’intérieur et la décoration sont des choses importantes pour moi : j’y exprime mes goûts, mon caractère et y projette consciemment et inconsciemment mes rêves et mes projets de vie, mon état d’esprit.
    Donc si vous venez un jour chez moi (ou visitez mon blog ou il y a qqs photos de mon appart) vous aurez l’impression d’être dans un musée brocante un peu bordélique et « maximaliste » !
    Cela dit comme tout cela a un sens il m’arrive de ranger, donner, trier, jeter au moins une fois par trimestre chaque tiroir, boite, etc.
    Quand je fais cela j’ai l’impression de ranger aussi dans ma tête : de garder ce qui est important et de « jeter » (en général je donne ou je recycle plutôt) le reste au sens propre comme au sens figuré.
    Pour moi les objets (en dehors des objets usuels) sont souvent des souvenirs, des émotions, des représentations de personnes que j’aime et qui sont loins.
    J’aime aussi que les objets usuels soient beaux, durables et de qualité (ex : je préfère la porcelaine à la céramique, et le cristal au verre).
    Je suis donc loin du minimalisme en apparence.
    Mais au fond je m’oblige à régulièrement trier et donner des vêtements, des objets, pour faire le vide, laisser la place à autre chose et à privilégier la qualité pour acheter moins souvent (moins casser, moins jeter).
    Ce n’est pas facile pour moi car j’ai tendance à accumuler …
    Chaque fois que je le fais je me sens pourtant soulagée : tous mes « ça peut servir » vont en effet servir à quelqu’un quelque part !! Et quelle satisfaction de savoir que l’on peut partager avec d’autres au lieu de jeter ou d’accumuler dans un coin des choses inutilisées.
    Plus récemment, j’ai pris conscience aussi d’autre chose concernant les vêtements : je préfère en avoir moins mais de plus beaux et fabriqués de manière éthique. Cela ne m’empêche pas d’aller comme tout le monde chez le suédois pour les choses très usuelles comme les collants, chaussettes etc.
    J’avoue aussi que les intérieurs minimalistes et épurés me plaisent mais me font un peu peur aussi : j’ai l’impression d’être chez des gens qui n’ont pas d’émotions ou ne les montrent pas et ça m’effraie quelque peu 😉

    Réponse
  18. Joanne Tatham

    « privilégier la qualité pour acheter moins souvent (moins casser, moins jeter) » : très juste ! c’est ce vers quoi je souhaite tendre également 🙂

    Et je te rejoins complètement concernant les intérieurs minimalistes. J’admire les personnes qui vivent dans une telle atmosphère, je trouve ça beau même, mais… c’est très rapidement froid. Je ne me sens pas capable de vivre dans un tel environnement, pas aujourd’hui en tout cas !

    Réponse
  19. Gilles (Objectifs Liberté)

    Je me considère d’une certaine manière comme un minimaliste car les biens physiques n’ont que peu d’importance pour moi. Réduire le nombre d’objets n’est toutefois pas si facile, mais on peut régulièrement faire le tri de ce que l’on utilise et surtout ne pas faire rentrer d’objets n’ayant pas d’utilité.

    Je pense également que l’informatique va nous permettre de moins stocker chez nous (livres, papiers) et qu’assez bizarrement avec les bons outils modernes on pourra opérer un retour vers une certaine forme de minimalisme.

    Réponse
  20. cecile

    merci pour ce site et cet article, pour ma part, j’aime le « challenge » des 100 objets, même si bien sûr, pour une maman de 2 petits enfants, je ne peux l’envisager de façon drastique… Mais il permet de réaliser l’ampleur des possessions que l’on a. Je me suis amusée l’autre jour à prendre en photo chaque objet personnel ou familial (sans compter ceux de mes enfants)… je me suis arrêté à 500… et je me suis dit que c’était sans doute trop!!! Les extrêmistes du minimalisme nous servent juste à réaliser que, si, c’est possible de vivre comme cela! c’est motivant et cela ouvre de nouveaux horizons… depuis que j’ai commencé à débarrasser, j’ai l’impression que je passe moins de temps à penser à ces objets, je me sens plus légère

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