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La semaine dernière, j’étais en semi-vacances à Paris. Au programme : des tas de rendez-vous, forcément ! Mais aussi : 2 insomnies, 2 couchers aux aurores, et seulement 2 nuits normales.

Je savais que ce rythme était too much pour moi. J’ai d’ailleurs été contrainte d’annuler un rendez-vous. Et honnêtement, en écoutant mon corps à mi-parcours, j’ai eu envie d’annuler le reste de la semaine. Mais je ne l’ai pas fait.

Je ne l’ai pas fait parce qu’à ce moment là, ce qui était le plus important pour moi, c’était la connexion aux autres. J’ai donc préféré satisfaire ce besoin de connexion aux autres, à mes amis, besoin qui n’est pas satisfait tout au long de l’année puisque je n’habite pas à Paris et que 99% de mes amis y vivent.

Je savais parfaitement qu’il y aurait des conséquences (conséquences que j’ai un peu sous estimées, je l’avoue, n’étant jamais allée jusqu’à ce stade de fatigue), mais je savais qu’il fallait que je le fasse et je ne le regrette pas.

Non, aucun regret, même si j’ai été ensuite très mal sur le trajet du retour à Bruxelles, faisant au passage une grosse crise d’angoisse dans le Thalys.

Bien évidemment, je ne suis pas en train de dire que c’était fun d’avoir mal partout, de ne pas arriver à me réchauffer, d’avoir la nausée et de faire cette crise d’angoisse.
Faut pas déc*nner. C’était super nul !

Mais je ne regrette pas de ne pas avoir ralenti parce que c’était ce qui faisait sens pour moi à ce moment là. Mon corps a fait ce qu’il avait à faire ensuite, j’ai dormi pendant 16 heures (du jamais vu !) et je crois que je me suis rarement sentie aussi bien en me réveillant le lendemain matin (enfin… à 12h38).

Parfois donc, ce ne sont pas les difficultés/douleurs consécutives à nos choix qui sont importantes.
Parfois, ce n’est pas ce qu’il faut retenir.

Ce qui est à retenir dans ce cas précis, c’est que j’ai fait ce qui était important pour moi à ce moment là. Et j’aurais passé le reste de l’année (ou presque) à le regretter si j’avais décidé de ne pas faire la moitié de tout ce que j’ai fait.

Et c’est aussi valable pour le risque que j’ai pris quand j’ai décidé de ne plus être salariée et de me mettre à mon compte : il y a eu des moments très très difficiles, des moments où j’ai voulu tout laisser tomber, des moments où j’ai tout laissé tomber… et des moments où j’y suis revenue parce que j’aurais regretté le reste de ma vie de ne pas avoir essayé plus fort.

Je préférais prendre des risques et être libre, être créative, et avoir un sentiment d’accomplissement que je n’ai jamais connu dans ma carrière en tant que salariée dans le monde corporate. Et tant pis pour les doutes, tant pis pour le stress, tant pis pour l’argent qui rentrait de façon plus aléatoire. Tant pis pour le confort auquel j’étais habituée. Vivre avec des regrets, à mes yeux, ce n’est pas une vie. Là au moins, je n’en avais pas !

Il s’agit en fait tout simplement de jouer avec les limites. De jouer avec ce qui est confortable et inconfortable. De sortir de sa zone de confort.
Pour de bonnes raisons. Intelligemment. En toute conscience. En sachant ce que l’on fait. Prendre des risques qui ont été évalués au préalable, et qui constituent finalement la seule option acceptable.Même si on est une petite nature. Même si on est flippée de nature.

On n’a pas besoin d’être plus maligne que les autres pour prendre ce type de risques, pour jouer avec les limites, le confortable et l’inconfortable.
On a juste besoin de savoir ce qui nous motive, ce qui est important pour nous et d’être prête à ne pas regretter sa vie.

Ma question pour vous :

Êtes-vous prête à “jouer” avec vos limites pour faire ce qui fait vraiment le plus sens pour vous, sans regret, quelles que soient les conséquences ?

Si oui, c’est bon signe : vous êtes sans doute prête à passer au niveau supérieur.

Ça ne veut pas dire que vous devrez nécessairement prendre des risques ou en baver. Simplement que si ça devait faire partie du voyage, vous ne rebrousseriez pas chemin.

Ça peut changer la donne.
C’est le genre de chose qui empêche les regrets.
C’est le genre de chose qui assure une vie, des choix, des expériences dont on est fière.

* Pour mieux identifier vos limites, votre moteur, votre zone de confort et d’inconfort… écoutez, observez, ressentez : vos sensations, vos émotions, vos pensées. Vous y trouverez des indices.

** Si vous souhaitez aller plus loin dans une meilleure connaissance de vous-même, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma nouvelle formation “Mieux se connaître pour avancer mieux”
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