Comment accorder plus de temps à ton art malgré tes responsabilités

Tu t’es réveillée un matin et tu as senti que quelque chose n’allait pas. Toute la journée, ce sentiment t’a accompagnée, sans arriver à mettre le doigt immédiatement sur son origine. Ça ne t’est pas tout à fait tombé dessus comme ça un beau matin en réalité – c’était là depuis longtemps, sans même que tu t’en aperçoives. Mais ce jour là, tu as eu un déclic : il manquait un truc.

Pourtant, tu as accompli à peu près tout ce que tu souhaitais accomplir. Tout va bien dans vie personnelle, professionnelle, familiale… tu as coché toutes les cases ! Alors qu’est-ce qui se passe au juste ? C’est la crise de la quarantaine ?

Au bout d’un moment, ça te saute aux yeux : tu as le sentiment d’être passée à côté de quelque chose – à côté de toi, de ce qui te faisait vraiment vibrer. Parce que oui, tu as « réussi » du point de vue de la société, mais au prix de tes passions, de ta créativité, de ton art. Comment as-tu pu faire ça ? Te faire ça ?

Une fois que tu as ouvert les yeux là dessus, tu ne peux plus les fermer. Tu dois faire quelque chose. Tu dois accorder du temps à ton art. C’est maintenant ou jamais !

Mais comment ? Entre ton activité, ta famille, et les responsabilités associées, tu n’as plus beaucoup de temps ni d’énergie à accorder à ton art. Surtout si tu veux arriver à prendre soin de toi – et plus le temps passe, plus tu as besoin d’accorder du temps à ton bien-être physique et mental.

Je sais ce que c’est. J’ai moi aussi eu cette prise de conscience quelques mois avant mes 45 ans. C’était décidé : j’allais chanter de nouveau, me remettre au piano, et me lancer dans ce projet qui me faisait de l’oeil depuis un moment. Mais si l’élan était là, c’était plus facile à dire qu’à faire. Si bien que pour moi, tout à commencé par un faux départ… pour me « réveiller » un an plus tard en réalisant que j’avais trouvé le moyen de mettre mes passions de côté de nouveau.

Voici comment j’ai fait de la place à mon art et mes passions, et ce que je recommande à mes clientes :

1. Poser des limites – à soi-même comme aux autres

Pour moi, ça a commencé par arrêter d’être hyper disponible pour mes clientes à tout moment de la journée. Elles sont informées dès le début de mes disponibilités et de mon temps de réponse, pourquoi aller au delà ?
Le syndrome de la bonne petite fille n’a pas sa place. J’ai donc prévu des moments pour mes responsabilités professionnelles, et d’autres pour mon art. Non négociables.
Si tu as du mal à poser des limites, vois ça comme un cadre aidant que tu crées pour toi-même.

2. Prioriser ce qui doit l’être

Pas d’autre choix pour avancer : je commence mes journées par ce qui est le plus important pour moi. Et pour moi ce n’est pas mon travail, mais mon art. Peu importe combien de temps j’accorde à mes projets passion, ils passent en priorité.
Ce qui est possible grâce aux limites que j’ai posées.

3. Simplifier au maximum

Plutôt que d’entamer mille choses en parallèle, j’ai choisi de me lancer dans un projet à la fois. Je n’allais pas reprendre le chant et le piano en même temps, tout en me lançant dans un autre projet à la même période ! J’ai opté pour une approche progressive qui m’a permis d’une part de créer une nouvelle habitude à la fois, et d’autre part de voir au fur et à mesure ce que j’avais besoin d’ajuster pour rendre mes nouveaux engagements durables.

4. Composer avec ta réalité

Je suis une perfectionniste en rémission. Je sais comment j’aimerais que les choses se passent, et malheureusement, je sais que ce n’est pas toujours possible. Ce qui est extrêmement frustrant ! Mais pas question de laisser les circonstances extérieures me faire dérailler. J’imagine donc un plan B, voire un plan C. (par exemple : quand ma fille est en vacances avec moi pendant deux semaines, que puis-je faire concrètement pour ne pas perdre le fil ? faire plus simple ? l’impliquer ? faire moins de sessions par semaine ?)

Enfin, il faut garder en tête qu’il n’y a pas de formule magique, ni rien de fixe perpétuellement. Tu dois donc adapter tes actions en fonction de ta personnalité, ta vie, ton environnement.

Comme toujours, tout fonctionne, mais pas pour tout le monde. Alors si tu ressens le besoin d’être guidée pour trouver ce qui fonctionne pour toi, n’hésite pas à faire une demande d’accompagnement ici. J’ai quelques places qui se libèrent à partir de début juin.

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