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Peut-être faites-vous partie, de ces personnes qui rendent service dès qu’elles le peuvent. Non pas que vous vous portiez systématiquement volontaire dès que quelqu’un semble avoir besoin d’aide, mais si l’on vous demande un coup de main, vous acceptez presque toujours.

Vous êtes un ami précieux, mais…

Chacun sait qu’il peut compter sur vous. Et c’est une bonne chose ! Pourtant, il vous arrive d’apporter votre aide à contre cœur, tout en culpabilisant de manquer d’enthousiasme… Vous regrettez d’avoir accepté d’effectuer un remplacement, alors que vous pensiez profiter de votre temps libre pour poser des étagères chez vous ou écrire quelques pages de ce roman sur lequel vous tentez de travailler depuis bien longtemps déjà.

Vous voici donc, vous tournant vers les autres, répondant toujours présent… Et au lieu de profiter de ce moment de partage, vous ruminez intérieurement.

Il ne fait aucun doute que ce malaise grandissant est le signe que vous n’avez sans doute pas fait le choix qui vous convenait le mieux. Maintenant que vous en avez conscience, il n’y a évidemment aucune raison pour que cette situation se répète !

Soyez à votre écoute !

Aider autrui est quelque chose de merveilleux. Toutefois, vous devez avant tout respecter votre propre équilibre. Il se situe quelque part entre l’aide que vous pouvez apporter, et l’aide que vous vous apportez à vous même. Faire ce qui est bon pour nous est une chose indispensable, et certainement le meilleur moyen d’être en mesure d’apporter quelque chose aux autres.

Apprendre à dire “Non” peut s’avérer être un exercice difficile. J’ai parfois moi-même du mal à le faire, tout comme j’ai du mal à revenir sur un engagement pris par le passé et que je ne peux plus honorer. Mais est-ce rendre service à qui que ce soit que de laisser grandir le malaise en soi ? Bien sûr que non !

Posez-vous la question : qu’y a-t-il de tellement effrayant à dire “Non” ? Est-ce la peur de décevoir ? Celle de vouloir être aimé ? Pensez-vous sincèrement qu’un refus de votre part altèrera de façon définitive vos relations avec la personne qui vous demande un service ?

Poser ses limites, en douceur

Dire “Non”, c’est poser ses limites, rien de plus. Et c’est pourtant tellement important ! Poser ses limites, ce n’est pas nécessairement fermer une porte : c’est ouvrir la porte lorsque vous êtes réellement disponible, et donc réellement efficace. La balle est ensuite dans le camp de votre interlocuteur. L’autre, informé de vos indisponibilités, ne reviendra pas vers vous si le même cas de figure se représente, vous conduisant à vous sentir obligé d’accepter de nouveau une situation qui ne vous convient pas.

Vous n’avez bien entendu pas à être brutal dans votre réponse. Pourquoi ne pas proposer une solution alternative ? Vous pouvez peut-être apporter votre aide d’une autre façon, qui sera tout aussi appréciée et qui aura l’avantage de mieux vous convenir ! De plus, rien ne vous empêche par la suite de proposer spontanément votre aide. Vous serez ainsi actif, assumant la responsabilité que vous avez prise, et non plus passif, subissant une situation que vous vous êtes laissé imposer.

Si vous vous sentez mal au moment où vous vous apprêtez à répondre, si vous hésitez un peu trop, proposer de donner votre réponse plus tard peut être une bonne solution. Il ne s’agit pas là de reculer pour mieux sauter, mais de prendre un peu de temps, de recul, pour analyser vos émotions. Peu à peu, cela deviendra automatique : vous vous connaîtrez suffisamment pour pouvoir répondre immédiatement en accord avec vos besoins. Mais d’ici là , il est bon d’avancer pas à pas.

Prenez le temps de la réflexion, écoutez-vous, et répondez ensuite. N’attendez pas plus longtemps pour être en accord avec vous même !

Photo : Horia Varlan