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La semaine dernière, un ami avec lequel je prenais un verre m’a posé quelques questions sur ma vision du minimalisme. J’avais déjà pris la plume (enfin, le clavier) pour tenter d’apporter quelques éclaircissements sur ce mouvement ou “buzzword” comme diront certains ;), mais je pense que cela pourrait tenir en une phrase : ma vision du miminalisme ne consiste pas à vivre dans le dépouillement, mais à suivre un cheminement.

Compter ou ne pas compter ?

Si j’ai une certaine admiration pour les personnes qui sont capables de vivre avec 100 ou 50 objets seulement, je ne suis pas dans une logique de comptage. D’ailleurs, passé un certain stade, je ne vois pas vraiment d’intérêt à compter toutes ses possessions.

Parce qu’un nombre est arbitraire. Parce que cela fini par ne plus avoir de sens.

Un même nombre ne signifiera pas la même chose pour tout le monde : une personne vivant en couple ne comptera que ses propres possessions, sans tenir compte que ce qui appartient à la famille entière, comme le canapé, le lit, le linge de maison, la table à manger… tandis qu’une personne vivant seule devra les compter dans sa liste !

Seule, ce système de comptage m’aurait défavorisée, mais mariée, il m’avantagerait. Alors pourquoi ?

L’utile et l’agréable

Je ne compte donc pas. C’est ce qu’on fait lorsque l’on aime, n’est-ce pas ? 😉 Mais alors, l’essentiel, c’est quoi ?

Pour moi, c’est l’utile et l’agréable. Mon mari et moi avons la chance d’avoir en notre possession une belle petite collection d’appareils photo anciens. Elle ne nous est pas utile, mais elle nous est agréable. Pourquoi voudrions-nous nous en séparer ?

Le survivalisme en milieu urbain

Je lis de temps à autres quelques blogs de minimalistes anglophones, parfois “un peu” extrêmes. Ces blogueurs comptent leurs possessions et vivent dans le dépouillement.

Dans ma vision du chemin minimaliste, il s’agit de se concentrer sur l’essentiel, essentiel dont les relations humaines et l’amitié font partie. Alors je m’interroge : ces personnes reçoivent-elles leurs amis à dîner ou à dormir ?

J’ai envie, lorsque des amis dorment à la maison, ou viennent partager un bon repas, qu’ils se sentent bien. Mais si je n’ai que deux assiettes et un jeu de draps pour mon mari et moi, comment puis-je les accueillir de façon à ce qu’ils se sentent les bienvenus ?

Au final, j’ai le sentiment que le survivalisme n’est vraiment utile que pour les grands voyageurs, ceux qui ne se “posent” jamais et qui ne sont qu’en transit ici ou là. Mais au delà de cela, je ne vois pas. Ce n’est, bien entendu, que mon avis.

Et le projet 333 dans tout ça ?

Après avoir lu tout ça, vous êtes en droit de vous demander pourquoi j’ai décidé d’entamer un projet 333.

Le projet 333 va me permettre de tester concrètement mes véritables besoins. Durant les trois mois à venir, je ne jette ni ne donne de vêtements. Enfin, je peux le faire si le coeur m’en dit, mais cela ne fait pas partie du challenge. Et si je me suis lancée dans ce projet, c’est parce que j’ai déjà conscience que je possède plus de vêtements que je n’en porte réellement, et que les vêtements non portés ne me sont ni utiles, ni agréables (puisqu’ils restent enfermés dans une armoire !)

Votre avis m’intéresse

Quel regard portez-vous sur le mouvement minimaliste en général ? sur le fait de compter ses possessions en particulier ? Qu’est-ce que tout ceci vous inspire ?

Vos commentaires et critiques sont les bienvenus !

Photo : nanaow2006