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Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été quelqu’un d’indépendant, pour ne pas dire solitaire. Je ne suis pas sûre de l’avoir choisi ; je pense que c’est tout simplement de cette façon que je me suis construite, par la force des choses. Pas nécessairement parce que je suis enfant unique, mais plutôt parce que j’ai dû rapidement prendre conscience de l’impermanence des relations, et qu’en bonne émotive, je n’ai pas toujours bien vécu l’éloignement qui peut se faire entre deux personnes, sans que l’on comprenne vraiment pourquoi. Pendant des années, donc, je me suis protégée à ma façon, limitant mes relations aux autres de faon à ce que je ne puisse trop souffrir.

Je pensais qu’anticiper le pire, et m’en protéger avant qu’il ne survienne,était le meilleur moyen d’avoir une vie douce et heureuse, en m’épargnant au maximum des souffrances auxquelles je préférais ne pas avoir à faire face.

Vous savez quoi ? Cette méthode s’est avérée être un échec total.

Quoi que je fasse pour contourner les problèmes éventuels, cela ne modifie en rien qui je suis. Je suis une jeune femme émotive, attachée aux gens qu’elle aime, et la perspective de voir partir certains d’entre eux loin de nos repères habituels sera toujours source de tristesse.

Plutôt que de lutter contre ma véritable nature, je fais donc tout aujourd’hui pour entretenir les liens qui sont chers à mes yeux. Aucun regret à avoir, je profite pleinement des moments partagés avec mes proches, qu’importe ce que réserve l’avenir…

Et vous, comment vivez-vous vos relations aux autres ?
Avez-vous changé d’attitude avec le temps ?

Photo : carf