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Au cours d’une conversation récente avec une amie, celle-ci m’a fait remarquer qu’il était pour le moins curieux, si ce n’est ironique, de s’intéresser à la simplicité lorsque l’on se torture l’esprit avec des casseroles du passé au lieu “d’occulter tout simplement” toutes ces choses. Cette remarque m’apparait intéressante à plusieurs titres.

Vous vous en douterez certainement, je ne partage pas son avis. En effet, à mon sens, rechercher la simplicité fait partie d’un processus de développement personnel. Simplifier sa vie implique de prendre le temps d’observer, d’analyser, de comprendre nos comportements et réactions (et donc, entres autres, identifier ce qui peut faire mal, et pourquoi) afin de mieux nous centrer sur nos besoins. Par ailleurs, vouloir se développer personnellement en choisissant d’occulter son passé, et plus particulièrement les souffrances du passé qui ont un impact sur le présent, ne me semble pas viable à long terme. Car ce qui n’est pas résolu fini toujours par remonter à la surface. Cachez une plaie sous un cellophane sans la soigner, et elle ne pourra pas cicatriser…

Il va de soi que mes propos ne concernent pas ce qui peut être dompté à l’aide de quelques citations inspirantes et une bonne dose de méthode Coué. J’évoque ici des problématiques plus complexes, qui peuvent littéralement bouffer des pans entiers de nos vies, et dont la résolution passe par un travail avec un professionnel compétent (la plupart du temps un psy, même si ce n’est pas la seule option disponible).

Vous aurez beau avoir la vie la plus simple du monde, si vous ne traitez jamais les problématiques qui vous empêchent d’avoir une vie personnelle, sociale, sentimentale, ou professionnelle épanouïe, vous peinerez à atteindre le bonheur que vous recherchez.

C’est probablement quelque chose que vous avez peut-être déjà observé chez vous ou chez des proches : un même scénario se joue et se rejoue en permanence, conduisant à ce que l’on pourrait qualifier d’échec (je n’aime pas ce mot, mais c’est le plus souvent celui qui correspond le mieux à ce qui est ressenti – voire dit – par les personnes concernées) dans un ou plusieurs domaines.

Évidemment, il n’est pas forcément nécessaire de tout mener de front en s’attaquant à ses casseroles tout en simplifiant sa vie en même temps. Mais la force de la simplicité, c’est qu’elle permet de dégager de l’énergie et du temps pour pouvoir mieux se concentrer sur ce que l’on juge réellement important.

Donc non, je ne pense pas qu’il soit ironique de s’intéresser à la simplicité lorsque l’on a à gérer ses casseroles du passé. Cela me semble au contraire logique, et même aidant !

Votre avis m’intéresse !

Et vous, quelle est votre expérience à ce propos ? Que faites-vous de vos casseroles du passé (si vous en avez) ?

Partagez vos avis et témoignages dans les commentaires !

Photo : Rev Stan