fbpx

Comme je l’ai évoqué récemment, le désencombrement de ma garde-robe occupe beaucoup mes pensées. Bien que je l’aie une fois de plus réduite il y a peu, je cherche à pousser un peu plus loin l’expérience en limitant ma garde-robe au maximum, pour ne conserver que les pièces qui me sont vraiment utiles et que j’aime (c’est à dire, que je porte vraiment… et pas une seule fois par an !). Dans un premier temps, j’ai songé à me fixer un nouveau challenge. J’ai hésité entre refaire un Projet 333 et ne porter qu’une robe noire pendant 30 jours. Finalement, la période de l’année ne me semblant pas être idéale pour entamer le deuxième, j’ai réfléchi aux 33 vêtements et accessoires que je pourrais porter pendant 3 mois.

J’ai donc commencé à noter sur un papier un brouillon de liste, avant de me dire qu’il serait sans doute plus judicieux de faire dans un premier temps l’inventaire de tous les vêtements que je possède. Alors que j’allais inspecter ma garde-robe, je me suis demandée si je serais capable de faire cet inventaire de mémoire. Au fond de moi, je savais que j’en étais parfaitement capable ! Après tout, j’avais fait, peu de temps auparavant, un petit désencombrement ! Tout devait être encore bien frais dans ma mémoire…

J’ai noté absolument tout ce dont j’étais en mesure de me souvenir : manteaux, vestes, gilets, pantalons, robes, jupes, chaussures, accessoires… Tout y est passé, à l’exception des sous-vêtements et chaussettes : même si j’avais également désencombré à ce niveau là, j’étais incapable de me souvenir précisément des détails, car ce sont des articles que je regarde peu et qui se ressemblent tous plus ou moins à mes yeux.

Le bilan de cette expérience ? Je me suis effectivement souvenue de la très grande majorité de mes possessions. J’ai oublié en tout et pour tout : 2 vêtements que j’ai pourtant beaucoup porté cet été, mais que je n’avais pas porté depuis quelques semaines, 3 que j’ai très peu portés ces derniers mois, et enfin, 1 qui m’a été donné (= que j’ai accepté, pensant le mettre) mais que je n’ai jamais porté.

Comme je m’en doutais, cet exercice de mémoire a été très instructif. En m’interrogeant sur les vêtements oubliés, j’ai notamment réalisé que les saisons ont un impact sur ma façon de m’habiller… quoi que, vous allez le voir dans quelques minutes, les changements de saisons n’ont peut-être pas grand chose à voir avec ma garde robe.

En été, j’ai tendance à varier mes tenues : évidemment, lors de grandes chaleurs, il m’est impossible de porter deux fois le même top sans l’avoir lavé ; mais je ressens également plus le besoin esthétique de changer régulièrement… à moins que le regard des autres entre aussi en ligne de compte ?

Lorsque les températures baissent, je porte très souvent les mêmes choses. Ma priorité est ailleurs : je suis frileuse ! Et bizarrement, alterner uniquement entre deux gilets en hiver (gilets sous lesquels je porte très souvent les mêmes tops) me pose moins “problème” que de porter uniquement deux tops en été.

Cela me permet donc de prendre conscience que le regard des autres a encore un impact sur ma façon de m’habiller… Ou en tout cas, ce que je suppose du regard des autres ! Car me concernant, je ne me soucie pas réellement de ce que les autres portent en règle générale : j’ai autour de moi des personnes qui semblent s’habiller de la même façon tous les jours, et je n’ai jamais porté de jugement sur leur apparence ou leur propreté… Alors pourquoi imaginer que les autres pourraient se préoccuper de ce que je porte, et me juger pour cela ?

Cet exercice m’a également permis de me rendre compte que je possédais encore des vêtements qui ne me servent pas vraiment, et que je garde pour de mauvaises raisons, la principale étant de vouloir varier les plaisirs, sans tenir réellement compte de mon ressenti : parmi les vêtements que j’ai peu portés ces derniers mois, on retrouve des vêtements dans lesquels je ne me sens pas particulièrement à l’aise ou mise en valeur (jolis mais un peu serrés à certains endroits, ou qui ont tendance à me boudiner et que je ne porte que sous un gilet), ou qui ne sont pas pratiques (couleur salissante, jupe un peu trop courte, matière qui se froisse très facilement…).

Qu’est-ce qui me pousse à les garder au juste ? Le fameux “ça peut toujours servir“, associé à la valeur perçue (“c’est de la qualité”, “ça a coûté cher”). Vraiment, de très mauvaises raisons pour sacrifier confort et plaisir !

Je sais donc sur quels aspects je souhaite travailler à présent : laisser définitivement tomber les fausses bonnes excuses, et me détacher plus encore du regard des autres

Votre témoignage m’intéresse !

Et vous, êtes-vous capable de lister de tête le contenu de votre garde-robe ? Si vous faites cet exercice, quel enseignement en tirez-vous ?  Partagez votre expérience dans les commentaires ! 🙂

Photo : Steve Johnson